Culture

Louis-José superstar

Louis-José superstar
Photo: Yves Provencher/Métro

Jamais deux sans trois : Les heures verticales, troisième one-man-show de Louis-José Houde, marque le retour triomphant sur scène de l’humoriste chouchou du Québec.

Le public montréalais l’a accueilli en rockstar hier soir, au Théâtre Maisonneuve. L’excitation était à son comble et les attentes étaient, élevées, on s’en doute, plusieurs spectateurs détenant leurs billets depuis plus d’un an. Et si on se fie à la légère douleur dans nos muscles maxillaires après les 80 minutes de show sans temps mort auxquelles on vient d’assister, Louis-José Houde ne les a pas déçues, ces attentes.

Louis-José manie toujours le verbe et l’ironie avec autant d’aisance, c’est le premier constat. On n’est pas dépaysés puisque le comique poursuit dans la veine de ses deux précédents spectacles, soit des anecdotes de vie dans lesquelles on se reconnaît tous, mais présentées d’une manière encore plus fluide, débordante d’aise, sans barrières.

Plus mature, pourrait-on dire, puisque les préoccupations de Houde – vieillissement, famille, ruptures amoureuses – sont teintées de son regard de trentenaire. Et empreintes d’une certaine tendresse, aussi, quand il se moque gentiment des traits d’humour discutables mais sincères de ses parents. Ou encore quand, après avoir énuméré les «turn-off» qui l’ont poussé à laisser certaines de ses ex (l’une chantait bonne fête avec trop d’intensité, l’autre avait déjà eu un chum avec un tatouage de flamme dans le cou…), il s’est lancé dans une liste de preuves qu’un gars aime encore sa blonde (s’il se met une botte d’asperges dans la bouche pour la faire rire à l’épicerie, entre autres choses).

Suivant la logique de son argumentation, quand un public rit autant que celui d’hier, c’est une preuve assez indéniable que son immense amour pour l’humoriste sur la scène est toujours bien vivant.

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