FIJM: pluie de records sous le soleil
Alain Simard et ses acolytes arboraient de larges sourires mardi lors de la conférence de presse qu’ils ont offertes pour faire le bilan du 32e Festival international de jazz de Montréal. Et pour cause. La dernière édition de l’événement – qui a pris fin lundi soir avec le concert des B-52s – a renoué avec l’équilibre budgétaire, et ce, malgré l’absence de toute subvention spéciale d’Industrie Canada. Or, cet organisme gouvernemental avait remis 3 M$ au rendez-vous au cours des deux dernières années.
Le président fondateur du festival a parlé d’une édition truffée de records.
Parmi eux, citons un taux d’occupation dépassant les 85 % pour les concerts en salle, les plus importantes recettes pour un week-end du Jour de l’indépendance américaine et des ventes substantielles de forfaits hébergement (ce qui expliquerait pourquoi la majorité des hôtels du centre-ville affichaient complet).
Les organisateurs ont aussi parlé d’un sommet inégalé en ce qui concerne le rayonnement à l’étranger. Au-delà de 400 journalistes – dont 144 provenant de l’extérieur – ont couvert l’événement. Le directeur artistique et cofondateur du festival, André Ménard, a notamment fait mention d’un reportage exhaustif sur France 2, d’un topo réalisé conjointement par CBS News et la BBC, et d’articles dans le New York Times, le Wall Street Journal et le magazine d’Oprah Winfrey. «L’effet Prince a joué aux États-Unis», a-t-il souligné, évoquant les deux concerts à guichets fermés que l’icône du funk a donnés au Métropolis les 24 et 25 juin.
«La notoriété du festival grandit un peu partout dans le monde», a renchéri Alain Simard qui participe chaque année à plusieurs tournées de promotion dans les plus grandes villes de la planète pour discuter de l’événement avec les médias étrangers.
Côté programmation, on parle d’un «succès musical sans précédent». Au total, 3 000 artistes ont participé au rendez-vous, qui a attiré 2 millions de mélomanes. La température clémente qui a régné sur la métropole pendant presque toute la durée du Festival a aussi contribué à cette hausse d’achalandage.
Confiant en l’avenir
Aux dires d’Alain Simard, les travaux de construction sur la rue Sainte-Catherine n’ont pas nui au bon déroulement du Festival de jazz. Encouragé par les bons commentaires des visiteurs, des médias étrangers et des artistes, le président fondateur du grand rendez-vous débordait d’optimisme.
«L’avenir du festival dans le Quartier des spectacles s’annonce plus prometteur que jamais», a-t-il indiqué. L’an prochain, le festival aura lieu du 28 juin au 7 juillet.
Coups de cœur
- GRUBB
«On dit souvent qu’on n’est pas des
chirurgiens cardiaques, mais après avoir vu GRUBB, j’avais l’impression
qu’on avait sauvé une couple de vies.» Laurent Saulnier, VP à la
programmation
- Diana Krall
«Ce concert solo nousa permis
de découvrir toute sa finesse comme pianiste.» Alain Simard,
président fondateur - Prince
«Le premier soir m’a vraiment
renversé.» André Ménard, cofondateur et directeur artistique