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Le dieu de Bernard, les chars de José

Marc-André Lemieux - Métro

Pour équilibrer une grille horaire, rien ne vaut un humoriste et une icône de l’information. Historia a recruté deux nouvelles têtes d’affiche aux parcours diamétralement opposés pour pimenter sa programmation 2011-2012 : Bernard Derome et José Gaudet. Le premier a passé 3 décennies à la barre du Téléjournal de Radio-Canada, tandis que le second s’amuse à faire rire les Québécois depuis près de 20 ans au sein des Grandes Gueules. Au cours des prochains mois, ils seront tous deux réunis sous le même toit.

Le vice-président à la programmation d’Historia, Fabrice Brasier, admet que Mon Dieu n’est pas «le genre d’émission qu’on regarde en faisant la vaisselle». Et pour cause. Cette série documentaire présentée par Bernard Derome retrace les moments charnières des trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l’islam. «Les gens parlent souvent de religion sans savoir de quoi ils parlent, dit M. Brasier. Avec Mon Dieu, on revient à la base. On raconte la naissance de ces religions. On essaie de comprendre ce qui les divise et ce qui les unit.»

Mon Dieu marque la première excursion de Bernard Derome hors des murs de la société d’État. «Avec le débat sur les accommodements raison­nables, c’est un sujet d’actualité qui méritait d’être traité, note l’ancien chef d’antenne de la SRC.

«Mon Dieu, c’est le genre d’émission qu’on devrait remettre au ministère de l’Éducation. Il pourrait s’en servir dans les cours d’éducation religieuse dans les écoles, poursuit-il. C’est assez bien vulgarisé.»

Après avoir vu des extraits de cette série de 6 épisodes de 60 minutes chacun, on tend à lui donner raison. Hormis la musique techno qui accompagne certains segments de l’émission, Mon Dieu a tout pour plaire aux amateurs de séries documentaires fouillées. Les intervenants sont nombreux (anthropologues, historiens, curés, théologiens, profs de sociologie), la réalisation est léchée, et la narration de Bernard Derome renforce la crédibilité de l’ensemble.

Pour sa part, José Gaudet termine présentement les tournages des Légendes de la route, un magazine automobile qui sera diffusé cet hiver. Entouré des chroni­queurs Benoit Charrette et Bertrand Godin, l’humoriste et passionné de voitures y brosse le portrait de bolides mythiques appartenant à des collectionneurs d’ici, dont la valeur marchande peut atteindre 600 000 $. Ferrari, Corvette, Porsche… le comique se paie la traite. «On n’est pas comme les autres magazines du genre. On ne vous dit pas quoi acheter; on vend du rêve», précise José Gaudet.

Autres nouveautés à surveiller à compter du 22 août, Secrets de musées, une série documentaire qui lève le voile sur les mystères entourant les plus grandes œuvres d’art de l’histoire, et Le Panthéon des tordus, une série de huit émissions qui tentera d’établir l’indice psychopathique des pires crapules ayant jamais foulé cette Terre, dont Caligula, Néron et certains acolytes d’Hitler.

Parmi les retours, citons Passion maisons (pour une huitième année), le docu-réalité Pilotes des glaces, J’ai la mémoire qui tourne (Luc Picard, Corneille, Danielle Ouimet et Julien Poulin y sont invités) et la série de fiction américaine NCIS, le plus grand succès de cotes d’écoute de la chaîne.

Historia diffusera par ailleurs la version française du Pacifique (The Pacific), cette série coproduite par Steven Spielberg et Tom Hanks qui s’inscrit dans la lignée de Frères d’armes (Bands of Brothers).

L’hiver prochain, les télé­spectateurs renoueront avec Le tour du jardin, en plus d’infiltrer quelques-unes des sociétés secrètes les plus notoires de l’histoire avec Jici Lauzon dans Le signe secret.

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