The Kills @ L'Olympia
- The Kills @ L’Olympia
Dimanche 5 février
Le hasard fait bien les choses. Un jour, autour de l’an 2000, l’Américaine Alison Mosshart était bien tranquillement dans sa chambre d’hôtel. Juste au-dessus d’elle, le Britannique Jamie Hince répétait des chansons à la guitare. Elle l’a entendu, puis s’est dirigée vers sa chambre pour voir ce qui s’y passait, et BOUM! Coup de foudre professionnel. Les deux allaient par la suite former le duo The Kills et nous donner quatre albums en neuf ans, dont le plus récent, Blood Pressures, paru en avril dernier, et bon nombre de hits (Black Balloon, Tape Song, etc.).
Le hasard fait bien les choses. Un peu comme dans Sleepless In Seattle avec Tom Hanks. Mais contrairement à ce film, souvent récompensé par l’industrie, The Kills traîne une réputation d’anti-industrie musicale et donne rarement des entrevues. Même si Jamie Hince s’est récemment marié avec Kate Moss, il reste en retrait du cirque médiatique. D’où cette réputation de groupe intègre et «vrai». Peu importe que ce soit une game ou pas, jusqu’ici, ils sont restés fidèles à leurs valeurs, et c’est un peu ça qui constitue leur côté «marketing sexy». Parce que, c’est connu, tout est marketing, même l’anti-marketing. «This song makes me want to have sex in a dirty place»
(commentaire sur U R A Fever trouvé sur YouTube). Cette phrase résume bien la musique de The Kills. Langoureuse, un peu sale, mais romantique. À la fois low-fi, garage et rock, avec la voix sexy de Mosshart. Il y a de la musique de party, d’espoir, d’amour, d’automne, et il a celle pour faire l’amour dans des endroits sales. L’action «faire l’amour dans une ruelle» ou «embrasser passionnément une fille rencontrée deux heures plus tôt dans les toilettes du Midway» a désormais sa trame sonore. Merci The Kills. L’Olympia, 1004, rue Sainte-Catherine Est
- Friction @ Le Belmont
Vendredi 3 février
On l’avait vu venir avec la popularité grandissante du dubstep : le drum and bass est bel et bien de retour. Ce courant musical, né en Angleterre à la fin des années 1980, avait sombré dans l’oubli après la mort des raves. Le voilà qui se pointe de nouveau le bout du nez. Ceux qui ne connaissent pas, dites-vous qu’il s’agit de dubstep sur le speed. Un DJ comme Friction, originaire de Brighton, en Angleterre, en joue depuis 1998 pour un petit groupe d’irréductibles. Maintenant que le dubstep est passé du côté commercial et que les jeunes se sont faits au genre, ils sont mûrs pour du nouveau. Belmont, 4483, boulevard Saint-Laurent