Culture
17:01 12 juillet 2021 | mise à jour le: 12 juillet 2021 à 17:23 Temps de lecture: 4 minutes

De Laura Niquay à Louis-Jean Cormier, le bouquet final de Petite-Vallée

De Laura Niquay à Louis-Jean Cormier, le bouquet final de Petite-Vallée
Photo: Alexandre Cotton/Collaboration spéciale FECLaura Niquay lors de son spectacle du 8 juillet à Petite-Vallée

Le Festival en chanson (FEC) s’est achevé samedi à Petite-Vallée avec une marée du Loup emmenée par Louis-Jean Cormier. Retour sur les cinq moments forts des derniers jours.

Laura Niquay, reine de Petite-Vallée

Jeudi 8 juillet est une soirée à marquer d’une pierre blanche. Vers 22 heures, Laura Niquay se produit sur la scène du chapiteau de la Vieille Forge. Il se murmure dans la salle que l’artiste atikamekw n’en est qu’à ses premiers spectacles. Et pourtant. Avec une aisance naturelle doublée d’une puissante présence, elle fascine, note après note, les festivaliers venus pour découvrir son album Waska Matisiwin paru au printemps. «Je me sens la bienvenue à Petite-Vallée», dit-elle, sous un tonnerre d’applaudissements, avant d’interpréter son morceau Aski à propos de la spiritualité.

De son frère suicidaire à sa fille Anaïs en passant par son oncle musicien et son père, Laura Niquay rend également hommage à sa famille et à sa communauté de Wemotaci à travers ses chansons. L’émotion n’en est que plus intense et sidérante, mais jamais lourde.

Alors que son disque figure sur la longue liste du Polaris cette année, on ne saurait que vous conseiller de retenir son nom et de vous précipiter pour voir la très grande Laura Niquay en concert.

«La terre, il faut en prendre soin car c’est notre mère.»

Laura Niquay

Prometteur Cercle d’auteurs

Samedi en fin d’après-midi, le Cercle d’auteurs est invité à une performance collective au bar de la Mer. L’hiver passé – sous la neige gaspésienne de décembre et en pleine pandémie – Gabrielle Shonk, Julyan, Simon Kearny, Simon Lachance ainsi qu’Henri et Simon Kinkead se sont en effet retrouvés à Petite-Vallée pour une résidence d’écriture.

Quelques mois plus tard, la joyeuse bande peut enfin présenter ses compositions qui sont nées de cette expérience. Et le résultat est bluffant. Les musiciens originaires de Québec se succèdent au micro avec une bonne humeur communicative et, surtout, d’excellents textes et mélodies. On retient notamment (mais l’ensemble était superbe, on vous promet) Sugar de Kinkead, Jean Leloup de Simon Kearny et les morceaux de la talentueuse Gabrielle Shonk.

Louis-Jean Cormier, Vincent Vallières et le bleu gaspésien

Inutile de vous dire que le presque enfant du pays (même s’il vient de Sept-Îles, sa mère est originaire de Petite-Vallée et son oncle est Alan Côté, le fondateur du FEC, NDLR), Louis-Jean Cormier, est au festival comme chez lui. Jeudi en fin de journée, c’est devant une mer d’huile sur fond de soleil couchant que l’auteur-compositeur-interprète a principalement joué des extraits, dont le magnifique 138, de son dernier disque, Le ciel est au plancher, dédié à son défunt père Marcel.

Face à un public aussi conquis par ses chansons que son humour, Louis-Jean Cormier a conclu son spectacle avec, cela tombe très bien, Au bord du récif. Pour l’anecdote, l’artiste l’avait écrite après avoir appris à pêcher le homard.

La carte postale ne s’arrête évidemment pas là. Plus tôt dans la journée, son complice Vincent Vallières occupait, lui aussi, la scène surplombant le rivage de Petite-Vallée. Sous un ciel d’un bleu immaculé, des titres comme Asbestos et Le temps qui passe prennent, pour le meilleur, une tout autre dimension.

Déferlante de la Marée du loup

Le FEC a tiré sa révérence sur sa 38e édition avec la Marée du loup, qui réunissait sur les planches du chapiteau Québecor à Grande-Vallée Louis-Jean Cormier, Laura Niquay, Beyries, Vincent Vallières, Matiu, Cindy Bédard et Gab Bouchard.

On salue une soirée pensée autour de l’univers du cabaret, où les artistes étaient principalement accompagnés au piano et par «Louis-Jean, le meilleur guitariste du Québec» selon Vincent Vallières. Un véritable écrin de délicatesse pour Matiu, qui nous avait habitués jusque là à du rock plutôt classique, et Laura Niquay, qui, encore une fois, a su briller de mille feux.

Entre ciel et mer

Enfin, impossible de ne pas parler de l’ambiance qui flotte sur Petite-Vallée. Le décor enchanteur et la convivialité des organisateurs, des bénévoles et des Gaspésiens sont un vrai baume au coeur en ce début d’un été déconfiné.

Que dire de plus?

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