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Romain Duris: j'aurais voulu être…

Rania Hoballah - Métro France

Connu pour ses comédies (Prête-moi ta main, Un ticket pour l’espace), Éric Lartigau s’est attaqué à L’ho­mme qui voulait vivre sa vie, best-seller de Douglas Ken­nedy. L’écrivain y raconte l’his­toire d’un avocat insa­tisfait de son existence qui  en­dosse l’identité de quel­qu’un d’autre pour vivre la vie dont il a toujours rêvé. Métro s’est entretenu avec Romain Duris, qui joue ce rôle.


Connaissiez-vous l’univers de Douglas Kennedy?

Non, pardon Douglas! Je ne l’ai découvert qu’après avoir lu le scénario d’Éric Lartigau. Et j’ai trouvé
que l’adaptation qu’il avait faite du livre était fascinante. On a beaucoup discuté du scénario et du personnage, car je suis plutôt du genre à donner mon point de vue…


Qu’est-ce qui vous a emballé?

Le personnage de Paul. Ça me plaisait de jouer ce type qui va vivre plusieurs vies. Au début du film, Paul fait comme si tout allait bien. Il joue un rôle. Mais le jour où son existence bascule, et qu’il décide de prendre l’identité de quelqu’un d’autre, il se retrouve face à lui-même. C’était passionnant à jouer. Je ne me suis jamais senti vide avec ce personnage.


Avez-vous déjà rêvé de changer de vie?

Pas vraiment, car je fais un métier tellement étrange. J’ai l’impression de changer de vie tout le temps. Je pourrais faire ça d’une manière plus pépère, sans autant m’investir, mais ça ne m’intéresse pas.


À force d’incarner autant de personnages, ne finit-on pas par se perdre?

Un peu, oui. J’ai toujours besoin de refaire le point après un film. Pour se retrouver, il faut redescendre sur terre et se calmer. Il faut savoir fermer toutes les portes qu’on ouvre… Après, on n’est pas toujours amené à jouer des rôles forts. Mais ma façon d’appréhender ce métier n’est pas calme du tout.


Beaucoup de comédiens passent derrière la caméra. L’expérience vous tente-t-elle?

Pas vraiment. Ce n’est pas parce qu’on est comédien qu’on a forcément envie de passer de l’autre côté. Et puis, je ne suis pas sûr que j’aurais la patience néces­saire. Moi j’ai, plutôt envie de faire des trucs bizarres…

L’homme qui voulait vivre sa vie
En salle dès le 4 novembre

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