Soutenez

Antonio Banderas renoue avec la famille

Ned Ehrbar - Metro World News

Le film La peau que j’habite réunit Antonio Banderas et le réalisateur qui a donné un coup de fouet à sa carrière. «J’entretiens une relation très étroite avec Pedro Almodóvar depuis le début des années 1980, confie Antonio Banderas, qui a joué dans cinq films du réalisateur entre 1982 et 1990. Nous nous connaissons depuis presque 30 ans, et, pour moi, ce film représentait un retour auprès de ma famille.»

Pendant toutes ces années, Antonio Banderas souhaitait retrouver sa famille, mais quelque chose l’en empêchait. «Nous avons eu l’occasion de travailler ensemble à deux ou trois reprises, mais j’avais des obligations ailleurs, explique-t-il. Je ne pouvais pas abandonner ces projets pour participer aux siens.»

Depuis le film Attache-moi, sorti en 1990, Banderas est devenu une vedette internationale, bien entendu, en remportant du succès à Hollywood. «Naturellement, Pedro aurait aimé que je reste en Espagne et que je joue seulement dans ses films, dit-il en riant. Mais il a compris ma situation, en même temps, car il est mon ami. Je dois voler de mes propres ailes et tenter de nouvelles choses. Il est vraiment content que je sois ici et que je mène une carrière qui diffère de ma carrière en Europe.»  
 
Pour refaire équipe avec son vieil ami, Antonio Banderas a dû désapprendre des choses, même celles qu’il avait apprises en travaillant avec Pedro Almodóvar lui-même. «Il n’aime pas qu’on arrive aux répétitions et que l’on sorte de notre sac les vieux trucs du métier, raconte l’acteur. Il prend le sac, ouvre la fenêtre et le jette dehors.»

Toutefois, il assure que ce sacrifice en vaut la peine. «Pedro est un genre en lui-même, affirme-t-il. Il en­freint les règles du cinéma depuis ses début et le résultat est toujours radical. Soit le public aime le film et nous encense, soit il veut nous crucifier.»

Pourquoi en est-il ainsi? Antonio Banderas avance que Pedro Almodóvar produit des films «à retardement», ce qui est le cas du film La peau que j’habite. «On a besoin de temps pour métaboliser son langage, précise-t-il. On a besoin de temps pour digérer les choses qu’il présente. Elles restent là et font beaucoup réfléchir. Cela n’arrive pas avec les films grand public. On se divertit pendant deux heures, mais cinq minutes après avoir quitté le cinéma, il ne reste plus rien. Tout s’envole.»

Banderas au guichet
Dernière­ment, Antonio Banderas a mis les bouchées doubles en faisant la promotion des films La peau que j’habite et Le chat potté, lequel a pris l’affiche au début de novembre. Les films –une collaboration avec le virtuose de la réalisation Pedro Almodóvar et un film d’animation dérivé de Shrek – n’ont pas grand-chose en commun, ce qui plaît à l’acteur. «Actuellement, avoir deux produits aussi différents, c’est une sorte de métaphore de ma carrière», soutient-il.

La peau que j’habite

En salle dès vendredi

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.