Les belles images de Joseph Edgar
Jeudi soir à 20 h, au O Patro Vys, l’unique Joseph Edgar lance son quatrième album solo, Interstices, sur lequel il renoue avec ses racines rock. «Au départ, je voulais appeler ça Dans l’fossé!» lance-t-il en riant. Une amie lui a plutôt suggéré le titre qui est resté. «J’ai vérifié la définition et j’ai trouvé que ça correspondait exactement à ce que je voulais exprimer : ce très petit espace compris entre différents éléments.»
Pour cet album solide, le passionné de musique et de mots, qui lance plusieurs métaphores naturelles à la seconde («On peut sortir le gars de Moncton, mais pas Moncton du gars!» fait-il remarquer) a confié la réalisation à Joe Gagné, bassiste des Breastfeeders. Décision qui explique en partie le retour au rock effectué par l’artiste acadien devenu montréalais. L’aventure a commencé avec la chanson Route 56 : les deux comparses, qui se sont rencontrés en Louisiane, l’ont enregistrée ensemble. Le déclic a été tel que ce qui ne devait être qu’une toune s’est transformée en disque entier…
Edgar, artiste engagé et ex-leader de Zéro Celcius, qui roule sa bosse seul depuis une dizaine d’années, explique que le syndrome de la page blanche, il ne connaît pas. «Mon éponge cérébrale se remplit continuellement, et éventuellement elle éclate!» s’exclame-t-il. Pour Interstices, les inspirations ont été multiples : WikiLeaks, le mouvement Occupy, les musiciens qui vivent des vies nocturnes de vampires… «Ça n’arrête jamais!» lance-t-il. Et ce n’est pas nous qui nous en plaindrons.
Discographie solo: Joseph Edgar en quatre albums
- La lune comprendra (2004)
- Oh ma ma (2006)
- Y a un train qui s’en vient (2009)
- Interstices (2012)