Les Besnard Lakes vous convient à une illumination rétro
Demain, les Besnard Lakes lancent officiellement Until In Excess, Imperceptible UFO. «Chouette!» dit Jace Lasek.
Cela fait 10 ans que les Besnard Lakes existent. À point pour cette décennie, les musiciens ont gratifié leurs fidèles d’un tout nouveau disque. Mais sinon? «Il faudrait bien qu’on marque le coup, concède le multi-instrumentiste Jace Lasek. Peut-être qu’on fera ça samedi. Apporter un gâteau géant sur scène. Puis, émerger du gâteau façon Marilyn Monroe. Mais je doute que beaucoup de gens rêvent de nous voir tout nus…!»
Il est vraiment sympa, Jace. Au bout du fil, celui qui est copropriétaire du renommé studio Breakglass et propriétaire tout court de la plus jolie collection de chemises vintage en ville lance plein de gags. Il dit qu’il est vraiment content de la parution d’Until In Excess, Imperceptible UFO, le petit dernier de la bande qu’il dirige avec sa femme, la chanteuse et bassiste Olga Goreas. Un album sur lequel les Montréalais nous replongent dans leurs planantes ambiances cosmiques.
Chaque chanson est une histoire, pour les Besnard Lakes. Et cette fois, chacune de ces histoires est également un petit UFO qui nous entraîne un peu plus loin au cœur d’un voyage intergalactique. «Lorsqu’on fait un disque, on essaye toujours de faire en sorte que les auditeurs se perdent complètement dans notre musique. Qu’ils se créent un monde imaginaire dans leur tête en l’écoutant.»
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Trois ans de boulot qu’il a pris, ce quatrième album. En fait, il était déjà bien entamé, il y a un moment, quand le musicien a décidé de tout scrapper et de recommencer à zéro. «On s’était imposé une journée de tombée, se souvient-il. Quelle horrible idée! Sous le coup du stress, on créait n’importe quoi. Alors on s’est dit, au diable les deadlines, essayons simplement de créer le meilleur album qu’on puisse créer, comme on l’a toujours fait! Tout de suite, nous avons senti une libération. On s’est remis à composer. Comme il faut.»
Amoureux affirmé des Beach Boys, Jace Lasek prouve une fois de plus sa passion indéfectible pour Brian Wilson sur des titres comme And Her Eyes Were Painted Gold. «Je ne sais pas si c’était conscient, mais effectivement, on dirait que c’est encore plus présent que d’habitude. On s’est amusés davantage avec le piano et les textures. C’est peut-être ça qui a permis aux sonorités à la Beach Boys d’être encore plus perceptibles.»
Et puis, l’année dernière a été marquée par le passage des Garçons de Plage au Centre Bell. Mike Love et Wilson réunis. Comme avant. Ou presque. «J’ai pleuré tout le long. Mais j’avoue, chaque fois que je vois Brian Wilson, je pleure. Lors de leur dernier concert, j’avais la tête entre les mains, je versais carrément des larmes et je disais à Olga : «Je n’en peux plus!!! Je n’en peux plus!!!»» se remémore-t-il en éclatant de rire.
Cet inconditionnel des années 1960 et 1970 se dit ravi de voir que les gens se réunissent encore pour «entendre ces sons magnifiques qu’on créait à l’époque». «Ça m’émeut vraiment!»
Originaire de la Saskatchewan, mais installé à Montréal depuis des années, celui qui est aussi un des musiciens et des producteurs les plus occupés de la métropole conclut en lançant qu’il «ne se verrait vivre nulle part ailleurs». «Tout le monde est si gentil ici! Je me sens tellement chanceux d’être là, de bosser dans ce domaine et d’aller travailler, tout simplement. Peu importe avec qui je collabore ce jour-là, je sais que je vais toujours avoir du plaisir.» Qu’est-ce qu’on vous disait? Trop sympa, Jace.
The Besnard Lakes
Au Cabaret du Mile-End
Demain à 20 h