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Dralion à l'heure de la Chine nouvelle

Dralion en a fait du chemin depuis son dernier passage à Montréal en 2003. Et pas seulement au sens littéral. Au-delà des statisti­ques (cinq continents, sept millions de spectateurs), le chemin parcouru par cette création du Cirque du Soleil se mesure en jetant un coup d’œil à son contenu, qui a beaucoup évolué depuis sa première représentation en 1999.

Fusion de la tradition des arts acrobatiques chinois et de l’approche multidis­ciplinaire de l’entreprise de Guy Laliberté, Dralion compte aujourd’hui sur une troupe qui, aux dires de sa directrice artistique, Sylvie Galarneau, représente la Chine du 21e siècle.

«La première troupe était à l’image de la culture chinoise traditionnelle, à l’époque où elle était très fermée, souligne-t-elle. Mais la Chine a beaucoup changé ces dernières années. Elle n’est plus la même. Elle est beaucoup plus ouverte sur le monde.»

Dralion s’arrête au Québec dans le cadre d’une tournée nord-américaine d’arénas qui a pris son envol à l’automne 2010 au New Jersey. Car après avoir passé 10 ans sous un chapi­teau pouvant accueillir 2 500 spectateurs, l’ambitieuse produc­tion est désormais présentée dans des amphithéâtres pouvant contenir 5 000 sièges. Un changement de formule qui n’est pas étranger à la métamorphose qu’a subie le spectacle mis en scène par Guy Caron.

Tout en continuant de puiser son inspiration dans la philosophie orientale caractérisée par la quête d’harmonie entre l’humain et la nature, Dralion offre plusieurs nouveautés, dont un impressionnant numéro de cerceau aérien qui a été présenté en primeur aux journalistes il y a quelques semaines.

Des Québécois
Dralion met en scène une distribution internationale comptant 50 acrobates, danseurs, musiciens et chanteurs, parmi lesquels figurent quelques Québécois. Métro a discuté avec deux d’entre eux.

  • Jonathan Morin
    Jonathan Morin a eu l’idée de concevoir une roue croisée il y a six ans, au beau milieu de la nuit. «Le lendemain matin, je dessinais la maquette», raconte-t-il. Cet appareil acrobatique unique au monde, qu’il a lui-même développé, est au cœur du numéro qu’il présente dans Dralion. «Je n’avais aucune expérience dans ce type d’acrobaties, dit ce gymnaste de formation. Je suis parti de zéro : je filmais mes performances avec une caméra vidéo et j’essayais de m’améliorer à partir de là.»
  • Marie-Ève Bisson
    Casse-cou de nature, Marie-Ève Bisson a été recrutée par le Cirque du Soleil à l’âge de 18 ans. En 2002, la jeune femme s’est vu offrir la possibilité de concevoir un numéro de cerceau aérien pour le compte du spectacle Dralion. «Dans les airs, je ressens une grande liberté, mais en même temps, je n’ai pas le choix d’être en contrôle», explique l’ex-gymnaste.

Dralion
Au Centre Bell
Du 18 au 30 décembre

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