Bonne fête, Festival MEG!
Le Festival MEG Montréal célèbre cette année ses 15 ans d’existence. Mustapha Terki, son cofondateur, n’en est pas peu fier.
Quinze ans, c’est quoi? «C’est l’âge des projets, des grandes espérances, du virage.» C’est aussi l’âge de la fête pour le MEG, festival de musique électronique qui souffle ses 15 bougies et qui continue de suivre le même mot d’ordre qu’à ses tout débuts : proposer un mélange de nouveautés et de têtes d’affiche. «Quinze ans, c’est aussi l’éclectisme, la découverte!» s’exclame Mustapha Terki, passionné de musique, de projets, de challenges et, en parallèle, de foot, qui a cofondé l’événement en 1999 avec son grand ami Jacques Primeau.
C’était il y a 15 ans, donc, que naissait le MEG, et, au départ, il y a eu des petits préjugés à démonter et une place à se tailler. «Les premières années, ce n’était pas évident. Plusieurs ne comprenaient pas ce qu’on voulait faire et se disaient : Ouais, c’est de la rave, il y a de la drogue… les clichés habituels, quoi! On s’est battus contre ça, en rappelant que les artistes qu’on programmait, ce n’était pas n’importe qui. Que c’étaient des gens qui lançaient des albums.»
Aujourd’hui, avec MUTEK, les Piknic, Igloofest et l’omniprésence électronique, un passé sans festival de ce type peut sembler difficile à imaginer. «C’est sûr qu’il y avait des soirées privées, précise le directeur. Mais le MEG, c’était vraiment le premier festival de musique électro à Montréal. Le premier qui a donné un espace à cette culture musicale.»
Au moment de sa naissance, celle du MEG, s’entend, Mustapha résidait en France et travaillait au festival du Printemps de Bourges. Les organisateurs du Printemps du Québec à Paris l’avaient contacté. «T’as des idées?» Mustapha en avait. Notamment, inviter des artistes montréalais, «plus modernes, plus d’avant-garde», à jouer dans la Ville lumière, au renommé bar le Batofar. Ça c’est fait, le succès a été au rendez-vous, et quelques mois plus tard, Mustapha créait le MEG, à Montréal. «C’était en juin 1999, on a fait ça au Cabaret, et c’était énorme.»
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Depuis ce jour, il s’est installé au Québec, n’a pas arrêté et, avec le temps, les horizons de son festival se sont ouverts. «Au début des années 2000, c’était très DJ-DJ. Puis, les artistes, que ce soit en pop, en rock, en funk ou en hip-hop, ont tous intégré l’électronique. Et moi, à mon tour, j’ai intégré plus de pop, de rock et d’électro dans ma programmation.»
Tout ça toujours avec la même optique, à savoir «faire découvrir les talents de demain». Ainsi, en 2005, les Montréalais ont pu voir Justice, avant que la folie Cross ne prenne d’assaut le monde. Et puis, en 2001, il y a eu M83, en 2010, Birdy Nam Nam… «On est à l’affût! promet Mustapha. On laisse traîner nos oreilles partout!» À constater dès jeudi.
Programme
Voici quelques artistes à voir au MEG. Pour un petit apperçu de leur musique, rendez-vous sur le site du festival, où vous pourrez entendre quelques extraits.
- DJ Cherry Cola. Samedi à 22 h au Belmont.
- Saxsyndrum. Vendredi à 21 h 30, à la Casa del Popolo.
- Tommy Kruise. Jeudi le 1er août à 22 h, au Club Soda.
- Et aussi… Le MEG Boat. «Ça, c’est LE clou du festival!» promet Mustapha Terki. Comme son nom l’indique, l’événement se passe sur un bateau. Et comme son nom le laisse supposer, c’est réservé aux 18 ans et plus. Zombie Nation et The Hacker y joueront. Entre autres.
MEG Montréal
Jusqu’au 3 août