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BRAIDS effectue un virage électronique

Photo: Landon Speers

Après un premier album encensé par la critique, le groupe originaire de Calgary et maintenant basé à Montréal, BRAIDS, nous revient avec un second album. Marquée par des sonorités plus électroniques, leur musique a beaucoup évolué. Le batteur du groupe, Austin Tufts, nous parle de l’expérimentation derrière Flourish//Perish.

Pendant que vous travailliez sur ce second album, vous êtes passés de quatre à trois membres…
Après 16 mois de tournée, on est revenus ici et on n’était plus dans le même espace créatif que Katie, notre claviériste. Ça faisait déjà longtemps qu’on faisait de la musique ensemble et on a voulu changer le son et notre façon de faire. Katie aurait voulu qu’on ait ce nouveau son qu’on recherchait, mais sans qu’on change le processus. Ça n’a pas été facile. Pendant les quatre ou cinq premiers mois de travail sur Flourish//Perish, on a essayé chaque jour de trouver un compromis pour que le groupe survive. À un moment, on a même pensé que le groupe n’allait pas tenir le coup.

Et par ce nouveau son, vous voulez parler d’un son plus électronique?
On est influencés par la musique électronique, mais on ne fait pas que ça. On garde la batterie acoustique, on chante. On a voulu marier les deux. Le fait que nous soyons trois personnes avec des goûts sensiblement différents nous aide à balancer notre musique. Ce qui était important, pour nous, c’était de prendre le temps d’expérimenter et de trouver un nouveau son. Encore là, je ne sais pas si on a trouvé LE son! Mais en tout cas, pour cet album, ça a donné 15 chansons qu’on aime vraiment.

De nouveaux groupes de musique vous ont-ils influencés dans la quête de ce nouveau son?
J’ai découvert Radiohead quand on a commencé à faire cet album et j’ai trouvé ça très inspirant. Sinon, il faut dire qu’on a beaucoup d’influences différentes, mais on écoute beaucoup de Burial, de Max Cooper, un producteur britannique qui fait quelque chose de pas mal incroyable aussi. Mais dans les paroles, ce qui nous influence le plus, c’est d’abord ce qu’on vit.

Contrairement à Native Speaker, votre premier album, qui avait été enregistré live, vous vous êtes plus iretirés dans votre studio à Montréal pour celui-ci…
Oui, tout a été fait en studio. On n’avait même jamais appris à jouer les pièces live de notre nouvel album jusqu’à tout récemment. Donc, évidemment ça a contribué à notre nouveau son. Notre studio n’a pas de fenêtre, c’est vraiment isolé et je crois qu’on peut l’entendre sur le disque. Flourish//Perish est vraiment plus introspectif, plus sombre aussi.

Après l’expérience plus électronique de Flourish//Perish, qu’elle est la prochaine expérience qui, selon vous, sera déterminante dans votre musique?
On va collaborer avec le désert! On s’en va en Arizona et, pour nous, c’est un environnement très inspirant! On va passer deux ou trois mois là-bas en plein milieu du désert, juste pour changer d’environnement et créer de la nouvelle musique.

Flourish//Perish
En vente dès le 20 août,

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