Our Lady Peace en plein virage
Avec Curve, le quatuor canadien subit une cure de jouvence. Le batteur Jeremy Taggart explique.
Sur Curve, leur nouveau disque à paraître sous étiquette Wea mardi, les membres d’Our Lady Peace ont pris un nouveau virage. «Rendus où nous sommes, dans notre carrière, on s’est dit que, si ça ne nous inspire pas, ça ne sert à rien, tranche Jeremy Taggart, le batteur de la formation. C’est pourquoi nous avons décidé de prendre une autre route. Pour être honnête, on se sent beaucoup mieux.»
Jeremy sait de quoi il parle. À 36 ans, il a passé plus de la moitié de sa vie avec le band. «Grandir avec un groupe, c’est comme être un enfant acteur! C’est une expérience extrêmement étrange! Je n’imagine plus ma vie autrement.»
De toutes ces années passées au sein d’OLP, 1997, à savoir celle de la sortie de Clumsy, fut probablement la plus marquante pour les Canadiens. Ou du moins la plus couronnée de succès. Mais, malgré les moments plus difficiles qu’ils ont pu connaître au tournant des années 2000, les comparses ont continué de rouler leur bosse. «Tout groupe qui dure connaît des moments ardus. Il faut se nourrir créativement, se redynamiser constamment. Vaincre les obstacles, c’est extrêmement gratifiant», observe le batteur.
Le tout nouveau disque de la formation, Curve, en surprendra plus d’un. Le rock alternatif d’OLP s’y fait plus orchestral. Ici et là, on note même des influences des compatriotes d’Arcade Fire. «Je trouve qu’avec leur dernier disque [The Suburbs], les membres d’Arcade Fire ont vraiment démontré qu’ils pouvaient non seulement faire un autre album, mais en faire un encore meilleur! Selon moi, la chanson The Suburbs est un classique instantané!»
Sent-il qu’Our Lady Peace a également composé quelques classiques instantanés dernièrement? Jeremy éclate de rire. «Oh! Ce n’est pas à moi d’en juger! Je sais une chose par contre, c’est qu’il y a beaucoup de nos nouveaux morceaux que j’aime beaucoup et que je prends grand plaisir à jouer.»
Si, dernièrement, le chanteur du groupe, Raine Maida, a surnommé Curve «le disque qu’OLP tentait de faire depuis 10 ans», Jeremy Taggart, lui voit la chose d’un autre œil. «Je trouve que, chaque fois qu’on compose, on devrait essayer de se surpasser. Remarquez, si lui ressent ça, c’est tant mieux!»
Pour ce qui est du monde de la musique qui, comme on sait, a subi des transformations radicales au cours des deux dernières décennies, le batteur livre une réflexion plutôt réjouissante. «Avant, le mot d’ordre pour les groupes de rock, c’était : ‘‘Fais un bon disque et donne un bon show. » Puis, ç’a été : ‘‘Arrange-toi pour avoir un hit à la radio afin de conserver ta popularité. » Maintenant que l’industrie du disque s’est effondrée, on est revenu à la formule d’antan. Ce qui est important, c’est de vraiment faire des chansons qui vont toucher les gens au plus profond de leur âme. Pour un musicien, c’est tellement mieux comme ça!»
Our Lady Peace
Curve
Album en magasin mardi
En spectacle lundi au Corona