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Critiques CD: Panic! at the Disco, David Marin, Grégory Privat…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Panic! at the Disco, David Marin, Grégory Privat, Katy Perry et Solids.

Puis vint l’électro
Panic! at the Disco
Too Weird to Live, too Rare to Die!
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Après avoir été un quatuor, puis un duo, la formation américaine Panic! At the Disco est maintenant devenue un trio. Le bassiste Dallon Weekes, qui est aussi le leader du groupe The Brobecks, s’est officiellement joint à Spencer Smith et à Brendon Urie en 2012. Bien qu’on sente l’influence punk-rock de leurs premiers albums, un nouveau son électro pop, qui rappelle les années 1980-1990, remplit l’album. Ce changement de style leur va plutôt bien. Plusieurs excellents titres parsèment ce 4e disque, dont le titre fait référence au film culte Fear and Loathing in Las Vegas. On aime particulièrement Casual Affair, This is Gospel et Miss Jackson.
– Rachelle Mc Duff

Solide
David Marin

Le choix de l’embarras
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Il se sera écoulé cinq ans avant que David Marin ne propose son second album. Et quand on entend le résultat, on se dit que le musicien peut se féliciter d’avoir ainsi peaufiné l’opus. De sa voix légèrement rocailleuse, le chanteur nous livre 13 pièces folk-rock aux arrangements juste à point – on reconnaît d’ailleurs très bien la griffe du réalisateur Louis-Jean Cormier – et, surtout, aux textes qui frappent l’imaginaire. Le titre, Le choix de l’embarras, vous l’aura laissé deviner : David Marin s’amuse ferme à jouer avec les sonorités et le sens des mots («Pose-moi d’autre chose que des questions, pose-moi des rideaux dans l’salon…» «Je reviens à l’abri… à l’abri du tempo») Et on en découvre plus à chaque écoute.
– Jessica Émond-Ferrat

Beau voyage
Grégory Privat
Tales from Cyparis
Note: note critiques CD 3sur5

Deuxième album de ce pianiste jazz français originaire de la Martinique. Si le jazz – et ses improvisations – est bien en avant sur ce CD réalisé avec soin, on y retrouve également plusieurs influences dans les arrangements : du world beat dans les percussions, du classique amené par un quatuor à cordes et même de la pop avec la présence d’un chanteur, le Suédois Gustav Karlström, qui fait penser étrangement à un jeune Stevie Wonder, sur deux pièces. Privat offre ainsi un bien beau voyage musical. Cela dit, on comprend que l’artiste ait souhaité s’inspirer ici de la vie d’Auguste Cyparis, mais les narrations en créole éparpillées sur l’album freinent un peu l’élan de ce beau voyage…
– Eric Aussant

La fête à Katy
Katy Perry
Prism
Note: note critiques cd 2.5sur5

On sait Katy Perry capable du bon comme du meh, correct. Prism, nouvel album de l’ex-star du rock chrétien, mêle les succès assurés aux chansons génériques. Toujours sous le signe et le soleil de la pop californienne, Katy pleure un peu, s’amuse beaucoup. Dans la pièce Birthday, elle susurre des vœux de bonne fête en ne manquant pas de faire une p’tite joke de oui, birthday suit – expression qui suppose de ne pas en porter du tout, de suit –, suivie d’une allusion à de «gros ballons». On est rebuté à l’écoute de Walking on Air, dont le refrain semble tiré de Dance Mix ‘94 (une mauvaise année) et on se dit qu’on aime mieux la princesse pop fragile sur Unconditionally et citoyenne du monde sur International Smile. C’est si «je ne sais quoi, so très chic».
– Natalia Wysocka

Rock et rocailles
Solids
Blame Confusion
Note: note critiques cd 2.5sur5

Dans ce premier album, le duo montréalais Solids offre 10 chansons à mi-chemin entre le rock et le punk. Tout au long de Blame Confusion, on entend des distorsions et des textures rocailleuses, qui ont le défaut d’étouffer la batterie et la guitare, composant un fond sonore assez répétitif. Malgré cela, l’album a un style grunge assez plaisant. On apprécie les voix des deux artistes, bien qu’elles soient un peu effacées derrière les textures. Il faut attendre la toute dernière chanson pour mieux les entendre, et ça vaut la peine, puisque Terminal est l’un des morceaux les plus puissants. Quelques autres accrochent aussi, comme Off White, au début, et Laisser Faire, la seule chanson francophone de l’album.
– Daphnée Hacker-B.

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