Questions en rafale avec l’auteur Marc Robitaille
En plus de rédiger des livres, Marc Robitaille écrit des scénarios. On lui doit, entre autres, Un été sans point ni coup sûr, qui a été adapté au cinéma. Dans Des histoires d’hiver, on suit pendant une année scolaire un enfant des années 1960 féru de hockey qui raconte ses petites histoires quotidiennes.
En une phrase, de quoi traite votre dernier livre?
D’une époque révolue que je me remémore avec chaleur, mais dans laquelle je ne souhaiterais pas retourner. Ça parle pas mal de hockey aussi (le hockey en noir et blanc).
Que lisez-vous présentement?
Le sel de la terre, de Samuel Archibald, un essai sur la vie moderne.
Qui sont vos trois auteurs incontournables?
Il y en a plus que trois, mais je reviens souvent à Twain, Gary et Pagnol. À Annie Ernaux aussi.
Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
Dans la vingtaine, j’écrivais un mémoire de maîtrise, et les contraintes de cet exercice m’exaspéraient. Ça m’a poussé à écrire un petit roman débridé, libre. Mais aujourd’hui, je constate que l’écriture du mémoire m’a appris à écrire. Et que les contraintes sont libératrices.
Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
Obligation d’être assis devant l’écran d’ordi à 9h. Ballade en forêt obligatoire en après-midi. Interdiction d’aller sur Facebook plus d’une fois par jour. Quand ça ne vient pas, résister à l’envie soudaine d’aller passer l’aspirateur.
En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
Écrire sur un thème ou un sujet et découvrir plus tard que quelqu’un l’a traité avant moi avec 100 fois plus de force et de talent.
Quelle est votre expression ou citation favorite?
La vie est trop courte pour être petite (Disraeli). Living is easy with eyes closed, misunderstaing all you see (Lennon). It ain’t over till it’s over (Yogi Berra). Toutes les citations d’Oscar Wilde.
Quel livre auriez-vous aimez écrire?
Ceux que j’ai écrits. Mais j’aurais pas détesté écrire L’angoisse du roi Salomon d’Émile Ajar / Romain Gary.
Quel est votre pire défaut en tant qu’auteur?
C’est un défaut grave : je suis toujours en train de penser à un texte, à un personnage, même au petit déjeuner avec Dulcinée.
De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
Je pense être un auteur compris, ce qui est plus important pour moi qu’être un auteur incompris.
Que préférez-vous dans l’écriture?
La découverte : me rendre compte que le geste d’écrire me tire très souvent dans une direction que je ne croyais pas prendre.
Qu’aimez-vous le moins?
Constater à chaque fois que je termine un livre que le livre parfait ne sera pas celui-là et qu’il me faudra recommencer. Aussi : trouver une coquille une fois le livre imprimé (j’en perds du sommeil).
Des histoires d’hiver
VLB éditeur