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Tout un week-end télé

Photo: AP Photo/Mark Humphrey

C’est essoufflant avoir autant de bonnes options à se mettre sous la dent en une seule et même fin de semaine. Essoufflant, mais drôlement satisfaisant.

Qu’avez-vous manqué si vous étiez au chalet avec la petite famille cette fin de semaine? Voyons voir.

  • Les Jeux de Sotchi

La planète regarde en direction de la Russie pour les olympiades d’hiver. Position politique à part, on peut dire que le Québec est embarqué rapidement dans l’esprit de Pierre de Coubertin avec le superbe triomphe des soeurs Dufour-Lapointe.

Qu’on aime le sport ou non, c’est difficile de rester de glace devant le sourire tremblotant d’une Justine Dufour-Lapointe émue d’avoir accomplie le rêve de sa vie. Le sport c’est beau et ça fait, simplement, de la belle télé quand on lui offre une belle plateforme.

Offrons!

  • Le retour des morts-vivants

La saison de The Walking Dead a repris du service ce dimanche. Qui est mort, qui ne l’est pas? Je vous laisse le plaisir d’y plonger en temps et lieu. C’est agréable de retrouver une petite dose sanglante les dimanches entre les femmes modernes de Girls et les durs à cuire de True Detective. Si La Voix c’est moins votre truc, comme moi, il y a le sang à AMC.

Pas mal comme choix.

  • SNL Québec, oui et encore

J’avais hâte de voir la formule québécoise de la série culte du samedi soir.

Était-ce renversant? Non, pas du tout.

Mais, je sais voir le potentiel quand il y en a et la jeune troupe de SNL Québec est tombée pile dans cette niche très prometteuse que j’aime voir dans ma télé.

Alors je dis OUI et, surtout, ENCORE pour SNL Québec. Prenez un risque Télé-Québec. Ils sont jeunes, ils sont bons, ils sont charmants (bonjour Virginie Fortin), ils ont tout pour réussir.

Ils ne demandent qu’une chance honnête, pas un échantillon frileux ressemblant plus à une étude de marché qu’à une tentative légitime de produire quelque chose de marquant.

  • Vincent Guzzo parle fort à Tout le monde en parle

Les artisans de notre cinéma ont eu (souvent) la parole sur le plateau de Guy A. Lepage. Dimanche, la riposte est venue avec un habit d’occasion.

Monsieur Guzzo est un personnage coloré qui a le mérite d’assumer ses ambitions. Ça ne rend pas ce qu’il dit forcément agréable à entendre, mais on peut difficilement lui reprocher de ne pas être entier et conséquent à sa logique.

Ceci étant dit, il s’est tout de même mis un pied dans la bouche ce dimanche. Tout ce que je voyais, moi, c’est un homme hermétique. Imperméable au changement et, surtout, imperméable à la culture qui l’entoure.

Un rêve américain sur deux pattes, avec des relents de l’époque coloniale. Une réussite par l’exploitation des richesses autour de soi, sans en produire.

Pour faire une analogie simple, Guzzo est le forain qui trimballe ses animaux en cages avant de les montrer aux quatre coins de la province contre une poignée de billets. Il n’aime qu’en surface le produit derrière ses profits.

Guzzo pourrait vendre des chaussures ou du prélart, il n’y verrait pas la différence.

Essoufflant tout ça, comme je vous disais.

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