À la manière de Mara
Musique. Beaucoup de douceur émane du sixième album de Mara Tremblay, À la manière des anges, qui s’inscrit dans la continuité du précédent, le très bien reçu Tu m’intimides.
À la manière des anges arrive cinq ans et demi après Tu m’intimides. Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous a surprise en composant et en écrivant ce nouvel album?
Non, parce que j’ai écrit sur une période de cinq ans. Ce sont toutes des chansons qui sont en continuité avec [Tu m’intimides]. Il y a des pièces qui sont apparues tout de suite après cet album, jusqu’à, mettons, une semaine avant de mixer À la manière des anges. C’est l’évolution de mes émotions à travers ces cinq années-là.
Parmi les thèmes abordés dans vos chansons, il y a l’amour, la séduction, la fragilité. Ce sont des sujets qui vous touchent particulièrement?
Ouais. Il y a beaucoup l’amitié aussi. L’amitié après l’amour, l’amitié pendant l’amour. Et il y a le bien-être. Je trouve que c’est important de garder de bonnes relations avec les gens. C’est très inspirant dans ma vie en général. J’avais envie d’écrire des chansons là-dessus.
Sur la pochette, il y a une touche de magie, et beaucoup de chansons ont un côté assez paisible, enveloppant, serein même. Qu’est-ce que vous vouliez transmettre avec cet album?
Sans m’en rendre compte, c’est ce qui en est sorti. J’avais envie de quelque chose de lumineux, d’aller vers ce côté apaisant. C’était naturel.
On vous connaît un petit côté country, qu’on entend un peu vers la fin de l’album, avec Nostalgie et Les arbres sont bleus. Mais l’album ne correspond pas tant à ce style. Est-ce que ce sont deux côtés de vous qui se complètent?
Moi, je ne vois pas ça comme différent. La première musique que j’ai entendue, à part le folklore et le rock québécois, c’était la musique classique. J’ai étudié en violon classique et j’ai fait partie de chorales classiques longtemps. Ces musiques-là, ça fait partie de moi. Ma mère écoutait beaucoup de chanson française. On s’est inspirés beaucoup de la pop française aussi.
Pour moi, il n’y a pas deux musiques, il y a vraiment toutes les musiques, et j’ai bien de la misère à catégoriser la musique en général. Je mélange tout. Quand ça sort comme ça, ça sort comme ça.
Dans vos remerciements, vous vous adressez à votre mère, qui est morte il y a presque six ans. Vos fils sont aussi présents sur l’album, Victor à la batterie et Édouard qui chante. Quelle est l’importance de votre famille dans votre musique?
Ça a toujours passé en premier, surtout les enfants. Et je m’entoure de gens qui me donnent des bonnes énergies, parce que je suis vraiment une éponge, je suis quelqu’un d’hypersensible. J’essaie de m’entourer de gens avec qui c’est facile pour moi, avec qui je ne deviens pas agressive. Tu sais, des fois, t’es en contact avec des gens qui font ressortir un côté de toi que t’aimes moins. Pis mes enfants, c’est les deux personnes avec lesquelles je m’entends le mieux au monde. C’est clair que je m’entoure d’eux le plus possible et c’est pas juste parce que ce sont mes enfants, c’est parce qu’ils sont vraiment bons!
À la manière des anges
En magasin dès mardi
Lancement à l’Usine C mardi à 19h