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Danny DeVito: la voix du Lorax

Ned Ehrbar - Metro World News

¿Cómo está Danny DeVito? Celui qui prête sa voix au Lorax a appris plusieurs langues pour le film du même nom, lequel est inspiré d’une œuvre du Dr. Seuss. «Je tenais à bien rendre le rôle», affirme-t-il.

Danny DeVito est polyglotte. Du moins, il en donne l’impression. Il a entrepris la tâche sans précédent de doubler son nouveau film, intitulé The Lorax, en diverses langues, dont l’espagnol, l’italien, l’allemand et le russe. Et cette tâche s’est avérée beaucoup plus monumentale que prévu. «C’était amusant, mais chronophage, dit-il. Je pensais que ça me prendrait deux ou trois jours. Enregistrer la version allemande en deux jours? C’est ça! Ça m’a plutôt pris une semaine.»

«L’affaire, c’est que je ne parle aucune de ces langues, explique-t-il. Je parle un peu italien, mais j’ai tout enregistré avec l’aide de moniteurs et phonétiquement. Je m’attaquais à une langue à la fois. Et Universal a embauché des personnes venant de ces pays, car les répliques étaient parfois très longues. En allemand ou en russe, j’aurais été incapable de prononcer ces répliques avec la bonne intonation du début à la fin. Je tenais à bien rendre le rôle, mais je ne voulais pas que le public pense que j’ai un accent.»

Pour chaque langue, Danny DeVito et ses mentors passaient environ cinq jours dans le studio d’enregistrement. La plus grande leçon qu’il a retenue de cette expérience est la suivante : il aurait dû choisir la simplicité en enregistrant la version anglaise ou, au moins, s’arrêter pour reprendre son souffle plus souvent! «Je dis environ 90 répliques dans le film, et certaines d’entre elles ne peuvent pas toujours être coupées, précise-t-il. Par exemple, la question « ¿Cómo está usted? » est une chose facile à dire. Comme « una tazza di caffè » en italien, ce qui signifie « une tasse de café ». Mais si l’on dit quelque chose comme « Ne m’avez-vous pas vu sortir de cette souche avec tous les éclairs et le tonnerre et bla bla bla? Avez-vous abattu cet arbre? », eh bien, c’est différent. Je ne pensais pas que j’allais faire du doublage quand j’ai dit ces phrases-là et que je n’ai pas pris de pause au milieu.»

En temps normal, les films d’animation sont doublés par des acteurs locaux dans chaque pays. D’un point de vue technique, n’a-t-il pas enlevé du travail à des acteurs européens? «J’ai donné des entrevues téléphoniques à des Russes et à des gens d’autres nationalités, et je commence toujours par dire que je sais qu’ils ont d’excellents acteurs pour le doublage, soutient-il. Je me suis mis en tête de le faire. Après avoir dit que je le ferais, je ne voulais pas revenir sur ma décision, même si je savais que je volais du travail à quelqu’un.»

Et qu’en est-il des autres vedettes américaines qui pourraient être fâchées qu’il ait élevé la barre quant à la quantité de travail qui peut être abattu pour un rôle dans un film d’animation? «Tant pis pour eux!» répond-il en riant.

Remous

Dernièrement, Lou Dobbs, du Fox Business Network, a créé des remous en affirmant avec force que le film The Lorax est une tentative insidieuse d’inculquer aux enfants des valeurs anti-industrielles.
«Les amis libéraux du président à Hollywood ciblent les jeunes avec leurs films d’animation pour faire la promotion de leur programme», a-t-il soutenu.

Outre le fait que le message est toujours le même qu’il y a 42 ans, lors de la publication de l’œuvre du Dr. Seuss, Danny DeVito assure qu’il incite les gens qui réussissent en affaires à être responsables. «Il ne dit pas que nous ne pouvons pas être créatifs ni inventer d’autres produits à vendre ou à fabriquer, maintient-il.  L’idée, c’est que si nous voulons utiliser les ressources de la planète – ou les matières et les matériaux de n’importe quelle source –, nous devrions songer à leur durabilité et à leur renouvellement.»

The Lorax
En salle dès vendredi

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