Le retour de Nelly Furtado
C’est à la mi-juin que Nelly Furtado nous reviendra sur disque avec The Spirit Indestructible, son premier album en anglais en près de six ans. Si l’on en juge par la liste de ses collaborateurs et par la nature du premier extrait, Big Hoops, la belle Canadienne d’origine portugaise n’a pas abandonné les clubs.
Le beat de Rodney «Darkchild» Jerkins, lancinant et hypnotique, s’emballe même jusqu’à flirter avec le drum’n’bass à la fin du morceau, et les quelques remixes circulant sur la toile nous prouvent que Nelly peut encore faire bouger les hanches comme à l’époque de ses collaborations avec Timbaland. Et si elle insiste un peu trop sur le côté nasillard de sa voix, balançant des «eh-eh-eh» à la manière d’une jeune Rihanna ou fracturant sa voix (malheureusement traitée à l’Auto-Tune) comme une disciple de Nicki Minaj, Nelly possède toujours une couleur bien à elle.
On n’insistera pas trop sur le message de la chanson, énième variation sur le thème «j’ai-mis-mes-jewels-et-je-suis-prête-à-sortir» (les Big Hoops du titre font référence à ses boucles d’oreilles). Nelly émaille son texte de références culturelles aisément reconnaissables pour les fans de pop (elle fait des clins d’œil à Salt and Pepa et à Madonna dans le même couplet), mais côté vidéoclips, elle s’inspire plus de la folie de Missy Elliott.
Grande admiratrice des cultures autochtones, elle a invité Tony Duncan, un Apache champion mondial de la danse du cerceau, à faire une démonstration époustouflante de cet art ancestral. Et lorsque Nelly n’est pas occupée à danser elle-même, elle déambule dans les rues perchée sur des échasses, comme pour nous dire qu’elle dépasse encore tout le monde d’une tête.
Sur les traces de Bieber
Vous connaissez l’histoire : un jeune inconnu doué pour la musique poste sur YouTube quelques vidéos dans lesquelles il reprend des chansons connues. Une vedette de la musique tombe par hasard sur un de ces clips et décide de miser sur le jeune poulain. En quelques semaines, l’inconnu devient une star de plein droit. Un nouvel artiste YouTube est né. Vous croyez reconnaître l’histoire de Justin Bieber? S’il est certes le plus connu du lot, le Biebs n’est plus le seul artiste à avoir suivi ce parcours en ce début de XXIe siècle.
Prenez Conor Maynard, par exemple.Un jeune Britannique de 19 ans qui a réussi à capter l’attention de Ne-Yo et qui est en train de séduire la jeunesse du Royaume-Uni et d’ailleurs. Le vidéoclip de Can’t Say No nous le montre dans son environnement naturel : enregistrant des chansons dans un petit studio maison (sous sa casquette rouge, il a l’air d’un clone d’Elijah Wood), déambulant dans les rues avec ses potes ou dansant avec toutes les jolies filles qu’il croise dans un party. Que voulez-vous, il a 19 ans, est guidé par ses hormones et ne peut tout simplement pas dire non, comme l’exprime clairement le titre de sa chanson.
Big Hoops de Nelly Furtado
Can’t Say No de Conor Maynard
Le décompte MusiquePlus
Samedi à 15 h