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Vue sur la relève débute mercredi

Evelyne de la Chenelière est de la distribution du Cabaret de la résistance et de Mille Milles. Photo: Yves Renaud / collaboration spéciale

Dès mercredi, le festival Vue sur la relève propose 43 spectacles de musique, de danse et de théâtre conçus par des artistes dont les noms pourraient bien devenir célèbres. Avant de monter sur scène aux côtés de Jean-François Casabonne et de Violette Chauveau dans Une vie pour deux, dont elle signe l’adaptation pour la scène, Évelyne de la Chenelière se fait la porte-parole de Vue sur la relève, le festival qui lui a permis de faire ses premiers pas. Entretien.

Ayant fait vos débuts à Vue sur la relève, était-il naturel pour vous d’accepter d’en être la porte-parole?
C’était tout à fait naturel, parce que, pour moi, c’était vraiment une façon – bien modeste! – de reconnaître la chaleur de l’accueil que m’ont réservé ces professionnels quand je commençais. Avec les années, ç’a pris une ampleur, une ligne artistique très audacieuse avec laquelle je me sens en phase.

Le festival a beaucoup évolué depuis votre passage?
Oui! Moi, c’était avant l’ère des réseaux sociaux, et je vois bien que tout ça permet une plus grande diffusion, par exemple. Mais ce que je trouve beau, c’est que la directrice artistique, Marie-Andrée Thollon, et son équipe semblent à mes yeux n’avoir fait aucun compromis artistique. Des fois, quand un événement prend de l’envergure, il y a une sorte de volonté d’être plus mainstream qui s’installe. Là, non, les choix sont complètement souverains, effectués en fonction d’une vraie vision artistique.

Qu’avez-vous personnellement retenu de votre passage à Vue sur la relève et de ce que ça vous a apporté?
Le moment où on se sent prêt à partager son travail avec d’autres – une proposition artistique, théâtrale dans mon cas –, c’est un moment extrêmement fragilisant, et l’accueil qu’on reçoit, le regard du milieu agit comme un miroir. C’est assez fondamental de se sentir bienvenu dans une communauté artistique qui attend des nouveaux venus. Le fait que mon projet ait été sélectionné, encadré avec le même égard, le même professionnalisme que si j’avais été une artiste établie, m’a donné la possibilité de me concentrer sur ce rôle d’artiste et d’aller jusqu’au bout de la proposition. J’ai vu ça comme un cadeau de bienvenue.

Les festivals et concours destinés à la relève musicale sont assez nombreux, mais pour ce qui est du théâtre, Vue sur la relève est peut-être l’un des rares événements…
Oui, c’est vrai pour le théâtre et la danse! C’est que, culturellement, au Québec, la chanson est associée au concours, et ça donne de la visibilité, une vitrine, une espèce de processus de sélection qui donne des balises au public curieux… C’est une culture qui est absolument absente du théâtre et de la danse, ce que je trouve bien parce que la compétition, en art, j’y crois très peu… Mais c’est un autre dossier! Mais donc, cette culture du concours étant pratiquement absente du théâtre et de la danse, c’est plus rare qu’on voit des œuvres qui se donnent comme ça dans des showcases… Et je trouve ça assez audacieux de mêler le théâtre et la danse à la chanson. C’est très heureux de penser que ce festival crée un lien de communauté entre les arts.

VSLR vs Francouvertes

  • Plusieurs artistes qui se sont affrontés aux Francouvertes 2012 seront en spectacle à Vue sur la relève, dont :
  • Thierry Bruyère. (Ce soir à 20 h au Rialto)
  • Antoine Corriveau et Francis Faubert. (Vendredi à 20 h au Rialto)
  • Bravofunken et Gustafson. (Dimanche à 20 h au Divan orange)

Vue sur la relève
Jusqu’au 21 avril

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