Mayer Hawthorne @ Théâtre Corona
- Mayer Hawthorne @ Théâtre Corona
Samedi 26 mai
Pas besoin de travailler chez InterBox pour réaliser que ça brasse pas mal ces jours-ci à Montréal. Dans quelque temps, on réalisera (si ce n’est déjà fait) qu’il s’agit de l’un des moments marquants de l’histoire de notre province. Grève et manifestations étudiantes, loi spéciale, grabuge nocturne, arrestations et casseroles de la révolte. Avez-vous entendu ça? À 20 h tous les soirs depuis samedi dernier. Il y a quelque chose d’absurde et de romantique à sortir dans la rue pour tapocher sur sa casserole pendant 15 minutes pour protester. Même qu’à certains endroits sur l’île, le 15 minutes devient de grandes manifestations carnavalesques. C’est bruyant et un peu fatigant, mais c’est aussi tellement beau. Tellement beau de voir les gens sortir et s’unir pour une cause.
Certains frappent avec colère pour signifier leur mécontentement. Mon voisin, lui, tapoche sur ses casseroles avec son fouet. Il fait sa part aussi, mais différemment. Ça donne un petit côté néo-soul à notre vacarme. C’est le même gars qui fouette ses omelettes en écoutant du Mayer Hawthorne le dimanche matin. Je le sais. Je l’écoute par la fenêtre. Je le sais aussi parce que je suis fan de Mayer Hawthorne. Du bon soul concocté par un multi-instrumentiste blanc de 33 ans né au Michigan. Semblerait qu’il compte parmi ses fans nulle autre que Beyoncé, Jay-Z et Kanye West. Pas mal pour une musique de jeune qui sonne vieux et qui est faite par un jeune. Ou alors une musique sans âge qui peut plaire à tout le monde. Bref, malgré ce qui se passe en ce moment ça met de bonne humeur. Une musique aussi romantique qu’une mobilisation citoyenne. Ce samedi, après une bonne séance de casseroles, hop, on fait un petit saut au Théâtre Corona pour se fouetter l’espoir. Théâtre Corona, 2490, rue Notre-Dame Ouest
- Yelawolf @ Club Soda
Vendredi 25 mai
Le rappeur de l’Alabama Yelawolf est une mégastar chez nos voisins du sud. La vague a déjà déferlé chez les jeunes Québécois. Le flow rapide et l’attitude «p’tit criss tatoué de la tête aux pieds» a su rallier autant les jeunes filles que les garçons. Yelawolf est oin d’être un enfant de choeur, mais force est d’admettre qu’il sait comment s’y prendre. Son troisième album sortira cette année. On devrait y retrouver des contributions de son père spirituel, Eminem, qui est aussi propriétaire du label Interscope sous lequel il est signé. Il a récemment ressorti Kid Rock des boules à mites pour l’inviter à collaborer sur la chanson Let’s Roll, écoutée plus de six millions de fois sur YouTube. Un bon spectacle rap agressif d’un blanc-bec tout droit sorti du bayou. Pop the trunk @ Club Soda ce soir! Club Soda, 1225, boulevard Saint-Laurent