Jérôme Charlebois: écouter son public
Tout le monde peut écouter Jérôme Charlebois. Même les matantes! Le fils de Robert nous explique pourquoi.
Avec son quatrième album, Jérôme Charlebois n’a pas peur de s’afficher. Sa pop légère peut plaire à tous. Il a d’ailleurs intitulé son nouveau disque Même pour les matantes, en consacrant une chanson à ces «matantes» qui constituent selon lui une partie de tous les publics.
«Dans tous les festivals et les shows en général, que ça soit Vincent Vallières ou Alex Nevsky, il y a des jeunes, mais il y a aussi des matantes, explique le chanteur en entrevue. J’ai 35 ans et évidemment j’aime ça que mon public ait mon âge. Mais il y a les matantes aussi, les baby-boomers qui ont suivi mon père. En le sachant et en ayant analysé tout ça, j’ai fait un clin d’œil humoristique. J’essaye de montrer que les matantes, ce n’est pas péjoratif. Il y a des matantes qui font jeune et des jeunes qui font matante.»
«Hugo Perreault m’a amené de l’énergie et des arrangements de guitare fabuleux. En travaillant avec lui, je découvrais un nouveau son que je n’avais jamais eu.» – Jérôme Charlebois
Au départ, il ne devait créer que deux ou trois singles. «Comme le marché du disque dégringole, je ne voyais pas l’intérêt de faire un album», avoue-t-il. Mais il est tombé sur Hugo Perreault, le guitariste de Richard Séguin et ancien d’Okoumé, qui l’a motivé à continuer.
Cela donne une offrande peut-être moins personnelle que les précédentes, selon les dires du chanteur, mais qui va dans toutes les directions: drôle à ses heures, parsemée de ballades et de pièces plus engagées. «Je pense que les gens aiment ça, qu’il y ait de la variété sur un album», explique Charlebois.
En voilà un qui n’a pas peur d’offrir au public ce qu’il veut. «Aujourd’hui, les gens ne s’installent plus vraiment dans leur salon pour écouter un disque de A à Z. Ils achètent plutôt des chansons à la pièce sur iTunes. Déjà, les radios nous demandent que les pièces durent moins de trois minutes. On ne le fait pas nécessairement pour elles, mais si on veut se donner une chance, mieux vaut faire des tounes un peu plus courtes…»
Même pour les matantes
Sur iTunes et dans les concerts de Jérôme Charlebois