L'information, c'est de l'argent
Si une majorité (59 %) des dirigeants québécois d’entreprise indiquent qu’ils sont submergés par la quantité d’information dont ils disposent, 78 % croient que leur personnel pourrait la partager plus efficacement et 72 % affirment qu’ils pourraient prendre des décisions plus éclairées s’ils disposaient des outils pour analyser l’information plus efficacement. C’est du moins ce que révèle un récent sondage mené au Québec par SAS et Léger Marketing.
Le sondage indique aussi qu’un dirigeant sur dix croit que l’information dont il dispose est toujours exacte et opportune. De plus, un quart (25 %) des répondants disent que l’information qu’ils reçoivent est toujours utile, et ce, même si 94 % estiment qu’il est important d’avoir accès à l’information et aux données
pour pouvoir prendre des décisions d’affaires plus éclairées.
L’information à l’ère numérique
«Dans l’ère numérique actuelle, c’est l’information en temps opportun, et non le temps, qui est de l’argent», a déclaré par voie de communiqué Jean-François Ouellet, professeur en marketing à HEC Montréal.
Il y a tant de données accessibles que les entreprises maîtrisant leur transformation en information d’affaires utile bénéficieront d’un avantage par rapport aux autres. «L’intelligence d’affaires est un facteur clé de succès», continue-t-il.
Ainsi, le sondage indique que la plupart des dirigeants du Québec (76 %) croient que l’intelligence d’affaires ou la veille concurrentielle est essentielle au succès de leur entreprise.
Cependant, moins de la moitié (49 %) ont répondu que leur entreprise utilise actuellement un logiciel d’intelligence d’affaires pour analyser ses données. Qui plus est, les deux tiers (66 %) des dirigeants interrogés disent que leur entreprise pourrait fonctionner plus efficacement avec des outils d’intelligence d’affaires.
Et alors que plus de la moitié (56 %) indiquent qu’à l’heure actuelle, ce sont les pdg qui possèdent le plus d’information issue de l’intelligence d’affaires, il faudrait permettre «à tous les employés d’accéder à de l’information opportune et utilisable», a fait valoir Mario Ianniciello, directeur principal, région de l’Est chez SAS Canada.
Le sondage en ligne a été mené entre le 23 mai et le 2 juin 2008. Grâce à un échantillon représentatif de 374 décideurs québécois, le sondage est considéré comme exact avec une marge de +/- 5,0 %, 19 fois sur 20.