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Ne faites pas marche arrière!

Tout le monde a entendu parler des déboires de l’industrie automobile. Victimes de leur propre myopie et du resserrement soudain du crédit, les trois grands fabricants voient leurs ventes fondre. Ford a vu ses livraisons de véhicules neufs reculer de 20 % entre 2007 et 2008; pour GM, ce recul a été de 23?%, et pour Chrysler, d’un effarant 30 %.

Des pertes similaires ont eu lieu au Québec. Ici, les ventes de voitures neuves baissent depuis le mois de juin. C’est en novembre que la chute a été la plus dramatique. Seulement 14 600 voitures neuves ont alors été vendues, 27 % de moins que le mois précédent et 9,5 % de moins qu’en novembre 2007. Bien que les chiffres de décembre 2008 ne soient pas encore disponibles, plusieurs s’attendent à une baisse encore plus importante. Les spécialistes ne prévoient aucune amélioration dans un avenir proche. Au contraire, les ventes pourraient encore baisser de 10 % au cours de 2009.

Cela a évidemment un impact négatif sur les concessionnaires. Dix-huit d’entre eux ont fermé au Canada au cours de 2008, et on prédit que 50 de plus tireront leur révérence en 2009, dont 10 au Québec, où les 850 concessionnaires automobiles sont responsables de plus de 35 000 emplois. Un concessionnaire qui saute, ce sont des dizaines d’emplois qui disparaissent!

Optimisme

Si vous pensiez faire carrière dans le domaine, en concluez-vous qu’il est temps de faire marche arrière? N’oubliez pas que la situation pourrait vite changer, comme cela s’est déjà produit en informatique. Si elle n’est pas rose pour les conseillers en vente automobile dans l’immédiat, plusieurs facteurs pourront bientôt favoriser de nouveau leur embauche. Beaucoup de véhicules loués arrivent à la fin de leur bail. D’autres sont vieux et doivent être remplacés. De nouveaux véhicules écologiques, fort attendus du public, apparaîtront bientôt. Une fois cette récession passée, les perspectives d’emploi des conseillers en vente qui auront pris soin d’être bien formés seront donc intéressantes.

Pour l’instant, en attendant des temps meilleurs, les ménages décideront probablement de conserver leur vieille voiture. Cela déplacera les occasions d’emploi vers le domaine de l’entretien des automobiles. Donc, si vous pensiez donc devenir mécanicien ou carrossier, vos perspectives d’emploi immédiates s’amélioreront.  D’ailleurs, le métier de carrossier est déjà très demandé un peu partout au Québec.

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