Formation et emplois

Quelle est la valeur du MBA?

On apprenait récemment que le magazine Forbes, dans son classement annuel des meilleurs MBA en dehors des États-Unis, avait attribué la 10e position au MBA intensif des HEC Montréal. C’est bien, mais quelle est la valeur d’un MBA au juste?

La première réponse qui vient à l’esprit est que le MBA permet d’obtenir une meilleure rémunération. D’ailleurs, Forbes a utilisé le retour sur l’investissement comme critère de classement. Ainsi, les diplômés de 2004 du MBA intensif gagnaient en moyenne 92 000 $ annuellement au moment de l’enquête, alors que leur salaire moyen avant la maîtrise était de 36 000 $. C’est là une bonne différence, surtout quand on considère que les MBA québécois sont moins onéreux que leurs semblables ailleurs dans le monde.

Néanmoins, ce n’est pas le MBA en soi qui conduit à une meilleure rémunération. Ce sont plutôt les compétences qu’il permet d’acquérir qui permettront d’obtenir un meilleur poste et un meilleur salaire. Investir dans un MBA, c’est donc d’abord investir en soi-même, en ses compétences et en sa valeur pour une entreprise. Tout bon investissement demande une réflexion préalable. Voici donc trois bonnes questions à se poser.

Quels sont vos objectifs?
Avant d’entreprendre un programme d’études, ayez toujours un objectif de carrière précis. Qu’espérez-vous accomplir grâce à votre MBA? Quel type de poste visez-vous, quels défis avez-vous l’intention de relever, quelles habiletés désirez-vous développer?

Avoir une réponse claire à ces questions vous permettra d’abord de magasiner votre MBA en sachant ce que vous désirez en tirer. Ensuite, durant la formation, avoir des objectifs clairs vous permettra d’apprécier à leur juste valeur vos apprentissages.

Devriez-vous d’abord acquérir plus d’expérience?
Traditionnellement, le MBA s’adressait à des personnes qui avaient déjà quelques années d’expérience et avaient été promues à des postes de gestion. C’est encore cette clientèle qui semble en profiter le plus.

Certains diplômés universitaires récents s’inscrivent tout de suite au MBA, en espérant augmenter ainsi leurs possibilités d’emploi. Les apprentissages paraîtront plus abstraits à ceux qui manquent d’expérience concrète sur le terrain.

Un certain vécu professionnel permettra de constater leur pertinence. De toute façon, plusieurs employeurs recherchent de nouveaux diplômés ayant une expérience autre qu’académique.

Devriez-vous choisir un MBA spécialisé?

Au Québec, on offre une quarantaine de MBA, dont 27 sont spécialisés. Ces spécialisations, offertes surtout à l’UQAM et à l’Université Laval, incluent notamment le conseil de management et la gestion des services financiers, des technologies de l’information et des entreprises pharmaceutiques.

Si une de ces spécialisations rejoint vos objectifs de carrière, elle sera tout indiquée pour vous. Néanmoins, un MBA sans spécialisation particulière vous transmettra tout aussi bien les habiletés nécessaires à la bonne gestion d’entreprise.

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