Formation et emplois

De l'action devant et derrière la caméra

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Une journée dans la peau de Céline Galipeau, chef d’antenne de Radio-Canada, ce n’est pas de tout repos! Entrevue avec celle qui est tombée dans l’information comme Obélix dans la potion magique quand elle était toute petite.

Les journées de travail de la chef d’antenne de Radio-Canada commencent de bonne heure et finissent tard. Elles débutent par une première réunion téléphonique éditoriale à 9 h 45 et se terminent avec la fin du Téléjournal à 23 h. «Ce sont des journées intenses en information!» concède l’animatrice qui confie qu’avant de se mettre au lit, elle regarde le bulletin de nouvelles de ses collègues de CBC. Et le week-end, pas question de se déconnecter de l’actualité, son petit bonheur de la fin de semaine étant de regarder le bulletin d’information de CBS!

L’information, Céline Galipeau est tombée dedans quand elle était petite. Née d’un père diplomate et journaliste québécois et d’une mère infirmière vietnamienne, la future reporter a commencé à parcourir le monde très tôt. «L’information est quel­que chose qui a toujours fait partie de moi, et à un moment donné, ça s’est imposé comme une évidence, explique-t-elle. Plus jeune, je regardais les bulletins de nouvelles de CTV, et c’est ça que je voulais faire de ma vie. L’aspect plus glamour de l’animation m’attirait, mais j’ai décidé de commencer ma carrière en allant sur le terrain.»

Après des études en sciences politiques, la journaliste a entrepris sa carrière comme reporter régionale à Toronto pour Radio-Canada. Elle a ensuite été correspondante un peu partout sur la planète, notamment à Londres, à Moscou, à Paris et en Chine. À son retour au pays, en 2003, elle devient chef d’antenne du Téléjournal week-end de la société d’État. Depuis 2009, elle est à la barre du Téléjournal quotidien de 22 h.

Céline Galipeau n’a pas pour autant oublié ses premières amours. La lectrice de nouvelles s’implique à fond dans le bulletin qu’elle anime, écrivant la plupart de ses textes et donnant son avis sur les reportages présentés. De plus, à partir de septembre, elle compte faire davantage de terrain. «C’est important de se déplacer dans le feu de l’action pour aller voir et sentir ce qui se passe», affirme la passionnée d’actualités.

Comment faire sa place

La chef d’antenne conseille d’ailleurs aux jeunes journalistes d’aller faire leurs classes dans des stations régionales pour toucher un peu à tout, et pour connaître la réalité canadienne à l’extérieur du Québec. Et aux plus aventureux, elle  suggère d’entamer une carrière dans un autre pays comme pigiste pour se faire un nom. «Pour être un bon journaliste, ça prend du tempérament, de la curiosité et de l’entregent, détaille Céline Galipeau. Ça prend aussi une certaine détermination, parce que c’est un milieu qui est extrêmement compétitif. Si vous avez du talent, vous allez percer, mais faites du terrain!»

La question du terrain est d’autant plus importante pour la lectrice de nouvelles, alors que l’information est à l’ère des nouveaux médias et des nouvelles technologies. «On ne peut pas tous être des blogueurs, souligne-t-elle. Il va falloir qu’il y ait des journalistes qui continuent d’aller vérifier les faits sur le terrain. Le journalisme, ça reste un métier, un code d’éthique et des règles à respecter.»

Tous les chemins mènent… au journalisme
Il n’y a pas de formation spécifique pour devenir journaliste. Par ailleurs, on peut lire sur le site internet de la Fédération professionnel des journalistes du Québec (FPJQ) que de plus en plus de journalistes ont un baccalauréat et que les entreprises de presse préfèrent de plus en plus embaucher des gens ayant une formation universitaire.

Après avoir suivi une formation universitaire quelconque (politique, droit, psychologie, anthro­pologie, économie, his­toire), le diplômé doit apprendre les techniques et principes du journa­lisme, continue la FPJQ, lesquels sont enseignés par plusieurs établissements. En voici quelques-uns qui offrent des formations en communication-journalisme :

  • Université du Québec à Montréal (baccalauréat en journalisme)
  • Université de Montréal (certificat en journalisme)
  • Université Laval (baccalauréat en communication, option journalisme)
  • Université Concordia (baccalauréat en journalisme)
  • Cégep de Jonquière (Arts et technologie des médias [ATM])

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