Clémence et la sécurité alimentaire
Le programme auquel Clémence est inscrite offre un heureux mélange de science environnementale, de sciences sociales et d’agronomie. Avec ces connaissances, la jeune étudiante de 20 ans espère participer à des projets de développement international liés à la sécurité alimentaire.
Près d’un milliard de personnes sont sous-alimentées, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). «L’ampleur du problème est difficile à imaginer, affirme l’étudiante. La population augmente et les ressources se raréfient. Il y a plusieurs problèmes à régler, notamment l’accès difficile à l’eau, la dégradation des sols ou les grandes entreprises qui achètent des terres agricoles dans les pays en voie de développement [privant ainsi les petits agriculteurs de leur source de revenus, ndlr].»
À la fin de son baccalauréat, Clémence aimerait étudier le droit afin de se spécialiser en droit de l’alimentation. Cette formation lui permettrait de combiner ses connaissances scientifiques avec des connaissances juridiques. À la fin de ses études, elle souhaiterait travailler au sein d’une organisation non gouvernementale (ONG) ou de la fonction publique.
Un choix d’orientation difficile
C’est à 18 ans que Clémence a eu le coup de foudre pour le développement international, lors d’un voyage de coopération internationale de 75 jours à Cuba dans le cadre du programme Québec sans frontières. «Ça m’a ouvert les yeux, et j’ai commencé à vouloir en apprendre plus sur le développement international», raconte Clémence, qui ajoute que ces projets sont complexes et demandent beaucoup de coordination.
Ce voyage a aussi placé Clémence, qui souhaitait devenir vétérinaire depuis qu’elle était enfant, devant des choix différents. Après bien des hésitations, elle a choisi le programme qu’elle suit actuellement à McGill et elle ne le regrette pas.
Ce choix s’explique peut-être par le plaisir qu’elle éprouve à mener différents projets de front. Cette année, la jeune étudiante a participé au projet parascolaire «Happy Belly», un comité étudiant de McGill qui récolte la nourriture périmée (mais encore comestible) des épiceries pour cuisiner des repas pour les étudiants une fois par semaine.
Clémence est membre de l’équipe d’aviron de son université. Elle fait aussi de la traduction pour Ingénieurs sans frontières.