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Des adultes sur les bancs d'école…

Marjorie Wirzbicki - Métro

C’est une première : à l’occasion de la 9e Semaine québécoise des adultes en formation, 12 collèges mont­réalais ont décidé de s’associer pour promouvoir au mieux leurs programmes de formation des adultes.

Réunis sous la bannière du Regroupement des collèges du Montréal métropolitain (RCMM), ils ont décidé d’ouvrir leurs portes pendant trois jours, de mardi à jeudi. Durant ces trois jours, les enseignants présenteront leurs formations et pourront échanger avec les adultes intéressés.

Pour expliquer ce rapprochement des collèges, Éléna Galarneau, directrice du Service de la formation continue au collège de Maisonneuve, évoque une première expérience commune, il y a un an et demi, à l’occasion de la campagne Mon retour au cégep. «On a aimé travailler ensemble et on a voulu poursuivre dans cette voie en se demandant comment on pouvait se démarquer et coller au mieux à notre public.»

Si les collèges ressentent la nécessité de se démarquer, c’est parce que ce lieu d’apprentissage ne constitue pas le lieu principal de formation pour les adultes. «Il y a beaucoup de joueurs qui participent à cette formation, comme les universités, qui tendent à être plus attractives, déplo­re Éléna Galarneau. Pourtant, selon moi, le collège est le lieu le plus adapté : nous avons l’équipement et l’expertise pour former les adultes à des emplois techniques.»

Autre frein pour les cégeps : les enveloppes budgétaires. Éléna Galarneau cite en exemple la formation en soins infirmiers au collège de Maisonneuve, où seulement 36 personnes ont pu être admises, tandis que 198 dossiers ont été reçus. «Nous laissons des gens sur le carreau, regrette-t-elle. Dans certains do­maines, nous avons des personnes intéressées, des ressources pour les former, mais pas les moyens nécessai­res pour les accueillir.»

Promouvoir le rôle du cégep est d’autant plus primordial que nom­bre d’adultes sont encore réticents à l’idée de retourner sur les bancs de l’école. «Il faut dire que ces adultes, qui ont en moyenne 35 ans, doivent concilier leur vie de famille, des moyens financiers limités, et, dans certains cas, surmonter la difficulté de la langue, explique Éléna Galarneau. Sans compter le stress de l’échec.»

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