Une pause salutaire des études
Pour trouver le domaine d’emploi dans lequel elle serait heureuse, Camille a dû faire une pause d’un an de ses études.
Loin de se considérer comme une décrocheuse, la femme de 23 ans croit que cette période a été salutaire pour son avenir.
«J’ai arrêté parce que je ne savais pas exactement vers où me diriger, raconte l’étudiante de l’Université Laval. J’ai pu me recentrer et faire le point sur ce qui me passionne.» À l’origine, Camille se destinait à devenir professeure d’histoire. Elle a entrepris des études de sciences humaines, mais dès sa première année au cégep, des doutes l’ont assaillie.
«J’ai décidé d’arrêter mes études après avoir obtenu mon diplôme d’études collégiales, mais je savais que j’allais les reprendre, explique-t-elle. Je me suis dit que je devais faire quelque chose. Il fallait que ce temps soit bien investi.»
La jeune fille a donc travaillé dans la quincaillerie de son père avant de se diriger vers l’Ontario dans le but de perfectionner son anglais. Elle y est restée à peine deux mois, mais elle a pu prendre le temps de réfléchir à son avenir. Elle a pu aussi faire des recherches sur les programmes d’études. Dès qu’elle est revenue au Québec, ses idées étaient on ne peut plus claires : elle entreprendrait des études en génie forestier.
«Si j’y avais pensé avant, j’aurais sans doute fait ce choix, admet-elle. Je suis une personne qui a besoin d’un certain équilibre entre le travail de bureau et les tâches à l’extérieur.» D’autant plus que sa famille paternelle possède des terres forestières et que son grand-père a toujours travaillé dans l’industrie forestière.
Dans un an et demi, Camille sera officiellement ingénieure forestière. Elle quittera les bancs d’école pour se diriger vers les forêts. Elle veut planifier l’aménagement des forêts afin de réduire l’empreinte humaine. Les portes seront grandes ouvertes pour elle puisqu’un nouveau régime forestier doit entrer en vigueur ce printemps. Le ministère des Ressources naturelles aura grand besoin de nouveaux ingénieurs, a-t-elle indiqué.
Série : La science prend le métro et le bus
Mettre leur savoir au profit de la communauté : tel est le pari qu’ont fait les étudiants qui participent au projet La science prend le métro et le bus. Cette année, les participants ont en commun d’avoir décroché du système scolaire avant de retourner sur les bancs de l’école. Aujourd’hui, Métro vous présente Camille, étudiante en génie forestier à l’Université Laval.
Pour en savoir plus sur le projet : www.lascienceprendlemetro.qc.ca