S’impliquer pour décrocher un emploi
Chaque année, des universités récompensent les étudiants qui se sont le plus illustrés tout au long de leur cursus, que ce soit en s’investissant dans des projets personnels ou encore en intégrant des programmes déjà existants.
Mais au-delà des bourses qu’ils se voient offrir, ces futurs professionnels acquièrent surtout de précieuses compétences, celles que l’on n’apprend pas sur les bancs d’école.
C’est le cas de Caroline-Émilie Bouchard, qui a été récompensée par le Barreau du Québec, en plus de remporter une bourse de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) dans la catégorie Leadership pour son implication au sein de la clinique juridique de l’UQAM. Aussi connue sous le nom Juripop, cette organisation à but non lucratif offre un service juridique gratuit aux personnes qui ne sont pas admissibles au programme d’aide juridique du gouvernement du Québec.
Menée bénévolement par des étudiants et encadrée par des professionnels, Juripop est une première expérience concrète pour ces futurs diplômés.
Tout a commencé en 2010, quand Caroline-Émilie Bouchard, étudiante au baccalauréat en droit, a choisi de s’investir dans la clinique juridique en intégrant un poste de coordonnatrice. «J’ai développé des habiletés que je n’aurais jamais pu avoir aussi vite», explique Mme Bouchard.
L’année suivante, forte de son expérience et prête à s’engager de plus belle, l’étudiante en droit se présente au poste de présidente, qu’elle occupe actuellement pour une deuxième année consécutive.
«J’ai appris à tenir une entrevue, à faire de la recherche juridique, à rédiger des comptes rendus, mais aussi à diriger une équipe et à organiser des événements. Le plus important reste évidemment le contact avec le client. Travailler à de vrais cas m’a permis d’aller plus loin que d’apprendre un simple article de loi», poursuit-elle.
Aussitôt installée dans ses nouvelles fonctions, Mme Bouchard obtient un stage de plusieurs mois au Comité Logement Rosemont, puis décroche un emploi estival comme responsable des services aux locataires pour remplacer son supérieur hiérarchique.
«Sans la clinique juridique, je n’aurais pas eu l’assurance de postuler», affirme-t-elle.
Celle qui entame la dernière année de son baccalauréat n’en reste pas là, puisqu’elle joindra dès le mois de septembre les rangs du ministère de la Justice du Canada pour un stage de 15 semaines.
«Au-delà des compétences que l’on gagne sur le terrain, la clinique juridique permet aussi de côtoyer des professionnels, comme les avocats ou les notaires, qui collaborent avec nous. Nous pouvons donc échanger avec eux car ils possèdent une expérience et une expertise dont nous ne disposons pas», conclut la jeune femme.