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Pénurie de candidats en techniques de génie chimique

Photo: Métro

Il y a plus d’offres d’emploi pour les diplômés de la formation collégiale de techniques de génie chimique que de candidats.

«Les diplômés décrochent de très bons emplois, avec des salaires intéressants. Notre principal défi est de faire connaître le programme», affirme Michel Sylvain, professeur au Cégep de Lévis-Lauzon. Selon lui, les mots «génie» et «chimique» sont peut-être responsables du peu de candidatures que suscite cette formation de trois ans à temps plein. Pourtant, le génie chimique est partout! Toutes les industries possédant un procédé chimique sont susceptibles d’engager un technicien en génie chimique, que ce soient les industries pharmaceutiques et biotechnologiques, les alumineries, les industries minières et métallurgiques, les pâtes et papiers ou encore les organisations liées à l’environnement. «La formation touche le traitement des eaux usées et contaminées, le traitement de l’air, etc. Nos diplômés ont donc les qualités nécessaires pour s’assurer que les produits qui sortent des usines sont conformes aux normes environnementales», explique M. Sylvain.

Pour être admis en techniques de génie chimique, il faut être détenteur d’un diplôme d’études secondaires avec mathématiques: techno-sciences ou sciences naturelles 5e, chimie 5e et physique 5e ou mathématiques 068-5226, chimie 051-584 et physique 054-584.

«Ce n’est pas routinier. Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas, car on travaille toujours avec des pièces différentes.» – Guillaume Pietin, opérateur de ligne

Entrevue. Profession: opérateur de ligne

guillaume PietinCV

  • Nom : Guillaume Pietin
  • Formation : Techniques de génie chimique, Cégep de Lévis-Lauzon, 2010 à 2013
  • Employeur au moment de l’entrevue : Anodisation Québec
  • Dans la profession depuis : 2013

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
J’étais bon en chimie et c’est dans ce domaine que je voulais travailler, mais je n’avais pas le goût de me retrouver dans un laboratoire. La formation répondait à ce que je désirais: faire de la chimie dans le milieu industriel. J’ai été engagé chez Anodisation Québec pendant un stage, à la dernière session.

Quelles sont les principales tâches d’un opérateur de ligne?
Nos clients nous remettent des pièces pour anodisation, donc pour un traitement de surface qui permet d’obtenir une meilleure résistance à l’usure, à la corrosion et à la chaleur. Mon travail consiste à opérer la ligne et à faire le suivi de la ligne de production. Je fais donc l’analyse des bassins (concentration, pH, température, etc.) afin de m’assurer que tout est conforme.

Quelles qualités doit posséder un opérateur de ligne?
Il faut être organisé, être ouvert et savoir réfléchir rapidement lorsqu’un problème survient.

Quels aspects du travail préférez-vous?
Ce n’est pas routinier. Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas, car on travaille toujours avec des pièces différentes.

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Il faut parfois beaucoup de temps avant de trouver une solution au problème qu’on doit régler.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir opérateur de ligne?
Être bien éveillé parce qu’il faut vraiment être alerte. Lorsqu’un pépin survient, chaque minute compte. Il faut également savoir très bien gérer son temps.

Faits saillants

  • Au Québec, seulement deux établissements offrent cette formation collégiale: le Cégep de Jonquière et le Cégep de Lévis-Lauzon.
  • Le salaire initial tourne autour de 35 000$ ou de 40 000$.
  • Certains emplois offrent des quarts de travail les soirs ainsi que les fins de semaine.

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