Manger et boire local

Le Suppliher: pour des cosmétiques sans cruauté animale

Nouvelle vitrine sur la rue Saint-Denis, la boutique Le Suppliher ne vend que des cosmétiques certifiés sans cruauté animale.

C’est le 7 novembre dernier que la boutique de Mélanie Pelchat a ouvert ses portes. Le concept de la toute nouvelle boutique Le Suppliher, dont le design avant-gardiste inspiré des maisons de sable est signé les Gauley Brothers, est de faire découvrir des entreprises engagées, indépendantes, mais surtout, de proposer des produits cosmétiques véganes, conçus dans le respect et l’amour des animaux.

«Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à la cause animale. Les réseaux sociaux relayent bon nombre d’images d’horreur, ça contribue à les conscientiser. Acheter des produits sans cruauté, c’est essentiel quand on vise une consommation responsable», explique Mélanie Pelchat, propriétaire de la boutique Le Suppliher.

Après quelques semaines d’ouverture, elle constate que son magasin est bien accueilli par les gens du quartier, qui s’y arrêtent volontiers lorsqu’ils se baladent sur la rue Saint-Denis.

«Ils apprécient l’idée d’acheter leurs cosmétiques ailleurs que dans une grande pharmacie, dit-elle. On les accompagne avec nos conseils et on leur propose de sentir et tester avant d’acheter.»

C’était important pour moi de promouvoir des entreprises qui ont à coeur le bien-être animal.» – Mélanie Pelchat, propriétaire de la boutique Le Suppliher

Les produits offerts

Le Suppliher propose les produits de Yellow Beauty, Unscented Company, Boy Smells, Apprenti Ôr’ganik, Truly Lifestyle Brand, Lernberger Stafsing, Nala Care, Wild Gold Botanicals, Ayla Skin, Mad Hippie, Salt & Stone, et Coola, pour ne nommer que ces compagnies.

Du café pour la bonne cause

Le Suppli(her) sert également des cafés gratuitement aux clients. Les contributions volontaires et les pourboires sont directement remis à la fondation Les abîmés: Havre félin qui vient en aide aux chats en détresse ainsi qu’à la SPCA de Montréal. Un suivi de ces dons est partagé sur ses réseaux sociaux.


Formation et emplois

Et si l’on réconciliait commerçants locaux et technologies?

Jusqu’au 30 janvier prochain, les commerçants québécois pourront aller découvrir les technologies proposées par l’espace éphémère «api» à Laval. Là-bas, ils pourront découvrir (et se doter) de nombreux outils. Que ce soit pour développer la relation client, faciliter la livraison ou encore créer un site web.

Améliorer l’expérience en magasin, gérer les enjeux d’achalandage, ou encore implanter des systèmes de point de vente ou des solutions de fidélisation. Les besoins en technologies des commerçants du Québec sont nombreux.  

Avec cet espace «api» (pour «achetons plus ici»), Carl Boutet, le DG du Centre québécois d’innovation en commerce (CQIC), compte bien faciliter la collaboration entre les fournisseurs de solutions technologiques et ces commerçants locaux. 

«Les commerçants de proximité sont souvent intimidés par les technologies. On veut les soutenir, en proposant des outils de prise de rendez-vous, de gestion de personnel ou de ciblage marketing.» -Carl Boutet, directeur général du CQIC 

Mais comment ça marche?

Concrètement, un commerçant qui entre dans l’espace éphémère «api» sera guidé par des conseillers. Le but est de lui permettre d’identifier ses besoins ainsi que les solutions appropriées pour propulser son commerce.

En trente minutes, les conseillers l’aident d’abord à déterminer quels sont ses enjeux et ses besoins spécifiques. 

«Par exemple: est-ce qu’il cherche à obtenir plus de clients? A-t-il une base de données?», explique à Métro M. Boutet. 

Ensuite, les conseillers lui proposent le coffre à outils, «mais de façon stratégique», souligne le DG. 

Pour consulter la solution qui s’applique à ses besoins, cela ne lui coûte rien. Le commerçant peut alors choisir ce qui l’intéresse, associé au coût ou au forfait correspondant. 

 «Même après la pandémie, certains besoins en communication vont rester. Et les outils existent pour continuer à bien communiquer avec les clients, optimiser les relations, etc. Cela prend plus que Facebook.» -Carl Boutet, DG du CQIC

Importer les dernières tendances au Québec

L’espace api de Laval offre également au commerçant québécois l’accès à une formation en «live shopping», très tendance en Asie. 

Le «live shopping» est en fait une publicité interactive en direct, diffusée sur la plateforme web des entreprises. Non seulement cette vidéo permet aux consommateurs d’interagir entre eux, mais aussi d’établir un lien avec un représentant de l’entreprise. 

Avec tout cela, M. Boutet ne souhaite qu’une chose: que les commerçants d’ici traversent la période des Fêtes «avec confiance et prospérité.» 

La boutique éphémère met d’ailleurs en valeur plus de 70 artisans de Laval et du Québec, en collaboration avec le Panier Bleu.

M. Boutet a l’intention de déployer quatre autres de ces espaces financés par le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, au cours de l’année 2021.

«Un par trimestre», précise-t-il.


Formation et emplois

L’art de la table continue de séduire les Québécois

Et si les Québécois dépensaient leur ancien «budget voyage» pour embellir leur maison? C’est ce que croit la propriétaire de l’une des dernières boutiques indépendantes vouée à l’art de la table, située rue Gilford à Montréal. 

Au téléphone avec Métro, Annick D’Amours se réjouit: l’achalandage à sa boutique indépendante, 3 Femmes et 1 Coussin, est plus élevé que l’année dernière à pareille date. Et ce, malgré les lourdes difficultés qu’a entraîné la pandémie. 

Depuis 20 ans, elle et Sandrine Leduc offrent au public une sélection de porcelaine, grès, verrerie et autres accessoires de très grande qualité. 

Pour Mme D’Amours, il est clair que les gens investissent davantage dans l’art de la table parce qu’ils sont confinés. 

«On a vu un changement drastique. Les gens n’ont jamais été aussi nombreux que maintenant. Tout leur budget voyage va dans la maison. Surtout qu’on y est tout le temps, donc ce qui ne va pas nous saute aux yeux!». 

La pandémie a peut-être parallèlement accentué le «besoin d’un rapport avec l’autre», selon elle. Ils cherchent en outre des produits plus «luxueux», dit-elle à Métro.  

«L’art de la table, c’est un repas, un partage. C’est pour ça que les gens veulent se retrouver à Noël, retourner au restaurant. Ce sont des retrouvailles entre amis, des célébrations de manger, de recevoir». Annick D’Amours, propriétaire

Solidité financière et pandémie

On le sait: le contexte n’est pas facile en ces temps de COVID-19. La pandémie a ainsi amputé 3 Femmes et 1 Coussin de 85% de sa clientèle, composée de nombreux restaurants et d’hôtels, du Ritz au Germain. 

Elle a en outre ralenti toute la chaîne de production: le transport, la fabrication, les délais. 

«Dans le plan d’affaires, tu prends des assurances pour le feu, pour tout, mais personne n’avait pensé à une pandémie, ça c’est évident», note Mme D’Amours. 

Et si la boutique n’avait pas été assez «solide» au moment où la première vague a frappé, les choses auraient été bien différentes, poursuit-elle. 

«Tout ça serait arrivé il y a 10 ans, je ne sais pas comment on aurait fait. On rapporte de belles histoires de résilience, de nouvelles idées, mais je crois qu’il y a plein de choses qui entrent en ligne de compte. Dont la solidité financière». Annick D’Amours, propriétaire

La copropriétaire explique avoir dû investir beaucoup de temps pour survivre et rebondir. 

«On a refait notre site web et on s’est concentré sur le commerce de détail. On n’est pas comme un café ou une boulangerie, les gens ne viennent pas tous les jours», explique-t-elle. 

Le challenge d’être un commerce indépendant

Finalement, pandémie ou pas, être un commerce indépendant comporte tout de même son lot de défis quotidiens. 

«Il faut rester en santé, être sur place tous les jours. Il y a des challenges tout le temps». Mais quand on est passionné par ce qu’on fait, «ça paraît», dit-elle, «dans l’énergie et dans l’espace que tu occupes». 

Évidemment, la fermeture du magasin Arthur Quentin, anciennement sur la rue Saint-Denis, les a quelque peu aidées. 

«C’est sûr que ça a fait venir les gens, on comble un espace vacant, explique Mme D’Amours. Pour moi, c’était une institution. Quand j’étais étudiante, c’était l’une de mes boutiques chouchou, j’allais là-bas et je rêvais». 

Pour autant, les deux femmes ont toujours cherché à se différencier et à adopter une approche bien à elles, comme elle l’explique à Métro

«On aime sortir du cadre parfois formel et proposer des mariages plus créatifs. On fait des tables très élégantes mais joyeuses. C’est un esprit art de vivre qui se retrouve à tous les niveaux: c’est beau, mais on s’y sent bien aussi». Annick D’Amours, propriétaire

Alors même si la boutique avait la capacité de «pogner» la claque de la pandémie «en pleine face», comme elle le dit, c’est peut-être cet amour palpable pour l’art de la table et leur métier qui les aura surtout permis d’y faire face.


Inspiration

Un deuxième magasin UNIQLO ouvrira ses portes au Québec

UNIQLO a annoncé ce matin son intention d’ouvrir un deuxième magasin au Québec. Alors que le Centre Eaton a accueilli le géant japonais du prêt-à-porter le 23 octobre dernier, c’est au tour du Cadillac Fairview Carrefour Laval à recevoir la deuxième succursale au printemps 2021.

«Compte tenu de la demande continue de la part des Québécois, nous sommes heureux d’annoncer que nous ouvrirons un second magasin au Québec», a déclaré par voie de communiqué Yuichiro Kaneko, PDG d’UNIQLO Canada. «Ce nouvel emplacement à Laval marque notre engagement à rendre nos vêtements LifeWear, de haute qualité, fonctionnels et conçus avec soin, plus accessibles, en offrant à un plus grand nombre de Canadiens des produits conçus pour s’adapter aux modes de vie nouveaux et émergents. Nous avons hâte d’accueillir les Québécois dans notre nouvel emplacement en 2021.»

Recrutement

Beaucoup de postes seront à pourvoir. UNIQLO débutera donc son recrutement de personnel sous peu. Les candidats qui souhaitent présenter leur candidature sont encouragés à le faire en cliquant ici.

Promotion

En plus d’annoncer cette nouvelle, UNIQLO Canada a lancé hier la promotion de don de vêtements RE.UNIQLO. Du 1er au 14 décembre, UNIQLO offrira un sac écologique gratuit et durable à tous les clients qui font don de vêtements légèrement usés dans les nouveaux bacs RE.UNIQLO qui seront installés dans tous les magasins UNIQLO au Canada.

RE.UNIQLO est une initiative qui a pour objectif de collecter des vêtements dont les clients n’ont plus besoin, tout en leur donnant une nouvelle vie et une nouvelle valeur. Pour la première fois, UNIQLO Canada collectera des vestes en duvet, des parkas et des gilets en duvet pour les recycler en nouveaux vêtements en duvet. Cet effort représente une nouvelle étape respectueuse de l’environnement et des communautés pour maintenir des ressources précieuses loin des sites d’enfouissement.

La promotion de 14 jours marquera également le lancement de magnifiques bacs de dons de vêtements RE.UNIQLO en bois, fabriqués à la main par un fabricant québécois de caisses en bois. Ces bacs serviront à collecter des articles d’occasion de clients, qui seront redistribués afin de soutenir des centres d’hébergement locaux de partout au Canada, ou recyclés et utilisés pour de nouveaux produits. Dans le processus, les déchets, les émissions de gaz carbonique et la consommation de ressources sont réduits tout au long des cycles de vie des produits.


Entrepreneuriat

Cheers fête son premier anniversaire et ouvre une deuxième boutique

La Boutique Cheers, dépanneur nouveau genre de bières de microbrasseries québécoises, fêtera sa première année d’existence ce samedi 21 novembre. L’équipe Cheers profite de cette occasion pour annoncer l’ouverture d’une deuxième boutique sur Le Plateau-Mont-Royal.

Avec ce magasin additionnel, Cheers est maintenant en mesure d’agrandir ses zones de livraison à domicile sur presque tout Montréal. L’équipe pourra même assurer la livraison le jour même sur les commandes passées avant 16 heures.

Nouveaux produits

Cheers lance aussi deux nouveaux produits résultant de collaborations exclusives entre microbrasseries québécoises de renom, soit la bière Saison aux poires de Boswell Brasserie Artisanale, en collaboration avec La Knowlton Co. Ainsi que la bière DDH Oatcream DIPA à la pêche de Sir John Co., en collaboration avec Brewskey.

 

Ces deux produits inédits seront disponibles dès demain en boutique et en ligne.

Cheers

Cheers a été imaginé et développé par trois jeunes entrepreneurs: Catherine Roux, Nancy Esperanza et Mathieu Johnson.

La Boutique a pour mission de faire découvrir au public les meilleures bières des microbrasseries de la province, par le biais de sa boutique de bière en ligne (la toute première au Québec!) et de ses deux magasins physiques.

Tant sur le web qu’en boutique, Cheers accompagne le client dans ses découvertes. En ligne, il se voit proposer des suggestions en fonction de ses préférences personnelles. Comme l’inventaire est connecté en direct sur le web, les produits disponibles ainsi que les nouveautés sont affichés en temps réel (une autre première dans la Province!). L’entreprise offre aussi des packs Découverte, une sélection proposée en 4, 6, 12 ou 24 canettes qui permet aux amateurs de bières de découvrir les meilleurs produits du moment.

La boutique de Pointe-Saint-Charles est située au 2035 rue Wellington, à Montréal
La boutique du Plateau-Mont-Royal est située au 2401 avenue du Mont-Royal Est, à Montréal

Entrepreneuriat

ÔFauria, la nouvelle pâtisserie virtuelle de Christian Faure

Le chef pâtissier Christian Faure a été séduit par la pâtisserie a un très jeune âge. Accumulant les récompenses et les médailles, il obtient en 1997 le prestigieux titre du Meilleur ouvrier de France (M.O.F.).

Une fois installé au Québec, il fonde la chic Maison Christian Faure. C’est alors, au printemps dernier, que la maladie frappe de plein fouet le pâtissier, qui passe à deux doigts de la mort. Survient ensuite la COVID-19, détruisant sur son passage toute une vie de labeur acharnée.

Le chef prend donc une grande décision, celle de revenir à ses premières amours: faire de la pâtisserie. Entrevue avec un artisan de grand talent, un homme modeste et généreux, et le nouveau propriétaire de la pâtisserie ÔFauria.

Chef, comment l’idée d’ouvrir une pâtisserie 100% virtuelle vous est-elle venue?

Au départ, j’étais parti pour faire un livre de pâtisserie, un livre de souvenirs qui résume ma carrière et ma vie. Au fur et à mesure qu’on avançait dans la prise de photos, je me suis dit : «Pourquoi je ne proposerais pas de nouveaux produits, faits par moi-même, à mes amis, à mes clients?»

Un pur moment d’inspiration?

J’ai eu un gros problème de santé le printemps dernier, je vois un petit peu la vie différemment maintenant. Bien entendu, mon plan de retraite est tombé à l’eau avec la COVID-19. On essuie plus de 85% de pertes en affaires à l’heure actuelle. Donc, j’ai bifurqué de l’idée d’écrire un livre à celle de faire des pâtisseries et à les livrer directement à mes clients. Ça a du bon, comme dans toutes les situations, parce qu’aujourd’hui, non seulement je me fais plaisir, mais en plus de ça on sert du frais, on sert du bon.

Depuis quand offrez-vous ce service?

ÔFauria, ça fait deux mois que c’est ouvert. C’est uniquement de la vente en ligne. On va peut-être ouvrir un magasin après le confinement quand tout ça sera fini, on verra. Puis c’est bien en ligne, car, en un seul clic, vous avez trois-quatre plats qui arrivent directement à la maison. Dimanche dernier, j’ai fait un koulibiac de saumon à des Lavallois et ils m’ont demandé si je pouvais livrer pour six heures. Eh bien, à six heures, tout était chaud, prêt à être déposé sur la table.

À qui cela s’adresse-t-il?

ÔFauria, ça s’adresse à tout le monde, à tous les amateurs de bonnes pâtisseries. Parce que le but du jeu, ce n’est pas de monter une multinationale, le but du jeu, c’est de faire des clients contents. Actuellement, je m’amuse à livrer gratuitement les pâtisseries moi-même. Je me mets un nombre restreint de clients tous les jours et puis je livre!

Si je comprends bien, les pâtisseries cuisinées sont livrées le jour même?

J’ai toujours plaisir à dire que quand on livre, c’est le client qui attend son gâteau et non pas le gâteau qui attend son client. Il est là, pendant des heures, dans un étalage en espérant voir un client venir pour le prendre. Ce pauvre gâteau qu’on est obligé de bourrer de gélatine pour le maintenir en vie, en attendant que le client vienne le chercher, ben là non! Par exemple, aujourd’hui, je fais des Saint-Honoré. La pâte à chou a été cuite ce matin, la chantilly va être montée à trois heures de l’après-midi et puis je vais aller le livrer pour qu’il soit mangé à quatre heures.

Comment parvenez-vous à tout faire?

Pour l’instant, je n’ai pas beaucoup de clients, alors je peux me permettre de livrer moi-même en plus de faire les pâtisseries. En plus, j’ai monté un petit laboratoire qui n’est pas bien loin de chez moi. Donc, comme ça, ça va tout seul! Les conditions sont idéales pour faire une dizaine de commandes tous les jours. En ce qui concerne la gamme de bûches de Noël, on va la faire en quantité limitée, mais on va produire de bonnes choses, et le jour même. On va tâcher de les distribuer ou on va faire des points de pick-up.

Une pointe de quiche au saumon accompagnée de tomates cerises

Vous semblez accorder beaucoup d’importance à la fraîcheur…

La pâtisserie, c’est du bonheur! Si ce n’est pas bon, la pâtisserie qu’on mange, le bonheur, il tourne au cauchemar. Autant ne pas en faire si ce n’est pas bon. Si ça a le mérite d’être fait, ça a le mérite d’être bien fait. Et si ça a le mérite d’être bien fait, eh bien ça a le mérite d’être parfait. C’est comme ça que je suis arrivé au titre de Meilleur ouvrier de France. C’est la quête de la perfection. Chose qu’on ne peut plus faire aujourd’hui en entreprise.

J’ai été malheureux dans mes anciennes affaires à la Maison Christian Faure où je devais gérer des après-midis avec des comptables, me battre avec des banquiers, où j’avais une centaine d’employés et leurs egos à gérer et des ressources humaines qui n’ont rien d’humain, et on s’éloigne de notre but premier qui est de régaler le client. On devient des chefs d’entreprise, on ne devient pas des pâtissiers, on n’est plus des artisans, on perd cette fibre.

Quel type de pâtisserie proposez-vous à vos clients chez ÔFauria?

C’est ma pâtisserie, alors c’est certain que c’est classique. Je ne suis pas un Michalak de la pâtisserie qui va venir dépoussiérer les vieux classiques. J’aime la pâtisserie de tradition. Et dans tradition, il y a le verbe tradere qui signifie transmettre. On est dans une région froide, il va commencer à faire froid, alors quand on va manger une bonne tarte Tatin tiède avec peut-être une crème chantilly ou une glace vanille, ben ça, c’est du bonheur! On ne va pas réinventer la roue. C’est sûr que pour les bûches de Noël, on fera quelque chose d’un peu plus moderne, d’un peu plus léger.

On arrive à faire une pâtisserie qui soit haut de gamme et qui soit la meilleure possible. C’est du bonheur, la pâtisserie! On n’a pas besoin de pâtisseries pour survivre, on a besoin de pâtisseries pour se faire plaisir.

Les commandes peuvent être effectuées en tout temps sur ofauria.com. Livraison du jeudi au dimanche, par le chef lui-même.


Formation et emplois

COVID-19: ces entrepreneurs québécois qui tentent de «se repositionner»

Plan d’affaires révisé, nouvelles initiatives marketing: les entrepreneurs québécois font tout pour «se repositionner» et rester hors de l’eau au temps de la COVID-19. La vente en ligne peut-elle les sauver à l’heure d’Amazon?

«C’est sûr qu’il y a plus de la moitié des entreprises que je conseille qui sont en mode survie. L’autre moitié est en train de se repositionner», indique à Métro Pierre Lemieux de PME MTL.

«Mon souci est de savoir si le talent qu’on a ici sera encore là lors de la relance. Ou bien en train de développer un autre créneau d’affaires», déplore celui qui offre ses conseils stratégiques aux entreprises créatives et culturelles. 

C’est donc pour soutenir ces entrepreneurs que PME MTL a lancé trois initiatives dans le cadre de son 5e anniversaire: les boîtes gourmandes Fête ici, des boîtes expérientielles, ainsi qu’une projection artistique présentée en hommage aux entrepreneurs à Montréal.

La nécessité de se repositionner

Au Zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue, on participe à l’initiative de PME MTL. Un consommateur peut acheter des billets qu’il pourra utiliser quand le Québec déconfinera. Et ainsi, aider le zoo. 

Celui-ci a dû faire preuve de «beaucoup d’imagination» pour compenser une perte de revenus de l’ordre de 90%, comme l’explique à Métro la directrice des communications, Émilie Sénécal. 

En plus d’avoir entre autres créé des visites virtuelles, le zoo va lancer une boutique de souvenirs en ligne pour tenter de générer un peu de revenus, avec des produits à 95% québécois. 

Pour Mme Sénécal, consommer local est aujourd’hui une nécessité. 

«Je crois que les gens ont une volonté plus grande d’acheter local quand ils voient les défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs d’ici. Le local est là pour rester!» – Émilie Sénécal, Zoo Ecomuseum 

La vente en ligne: pas si simple!

Les commerces alimentaires, eux aussi, ont dû jouer la carte de la boutique en ligne. Mais tout n’est pas si simple. 

Pour ceux qui le faisaient déjà avant la crise, la pandémie a agi tel un «accélérateur», comme l’explique Alex Sereno, cofondateur de Barista, pour qui la COVID a eu un impact énorme sur les ventes. 

«C’est ce qui a fait la différence. Ça fait des années qu’on est une marque digitale, très présente en ligne, mais le confinement a accéléré tout ça», dit M. Sereno qui participe aussi aux boîtes gourmandes de PME MTL. 

Pour lui, «shifter vers le e-commerce pour générer des revenus» sur sa propre plateforme de vente de café fut l’une de ses réussites durant la COVID. 

En revanche, pour ceux qui ne faisaient pas déjà de la vente en ligne, comme Emilio Hernandez de La Mexicoise, leur existence est davantage menacée. Il voit d’ailleurs sa participation à l’initiative de PME MTL comme une nouvelle opportunité de marketing. 

«Si je n’arrive pas à avoir assez de ventes pour combler les besoins minimaux, je serais obligé de fermer l’entreprise», explique M. Hernandez qui d’ordinaire vend et fait découvrir les insectes comestibles aux consommateurs.

Pour développer ses ventes, Emilio Hernandez s’est même tourné vers Amazon.  

«Je vais essayer cette stratégie en ligne, car je fais preuve de persévérance, mais si cela ne fonctionne pas, je vais fermer. Je me donne un délai de 6 à 8 mois.» – Emilio Hernandez, propriétaire de La Mexicoise 

Amazon, meilleur ennemi?  

S’il est une menace pour certains commerçants, Amazon peut parfois se révéler une «opportunité.» C’est que nous explique Alexandre Skerlj, expert en logistique du commerce électronique. 

«Un fabricant québécois pourra utiliser Amazon comme un canal de marché pour exporter ses produits ou étendre ses marchés au Canada et ailleurs», indique-t-il à Métro

Le défi de taille se situera plutôt du côté de la «performance logistique», selon lui. 

«Amazon est capable de promettre de courts délais de livraison, de la gratuité, une facilité de retour de produits. Le consommateur s’est habitué à cette rapidité et à cette facilité. Il a développé certaines attentes quant à cette performance logistique.» -Alexandre Skerlj, expert en logistique du commerce électronique.

Voilà, peut-être, de quoi expliquer la récente hausse de 40% du chiffre d’affaires d’Amazon

Et pour les détaillants qui voudraient rivaliser avec le géant, c’est encore plus compliqué.  

Le cumul des coûts d’emballage, de préparation de commandes, de livraison, de marketing du site d’achats/ventes, et même d’éventuels retours de produits, peut ainsi grimper si vite que ce ne soit même plus rentable, explique M. Skerlj.


Entrepreneuriat

La pandémie fait peur aux magasins d’Halloween

La chose la plus effrayante à propos de cette Halloween, c’est à quel point elle sera calme. Cela est particulièrement vrai pour les magasins de costumes et les détaillants éphémères dont les ventes ont chuté en raison des restrictions gouvernementales.

Même si le gouvernement du Québec n’a pas annulé la traditionnelle chasse aux bonbons, les parents sont naturellement inquiets à l’idée d’envoyer leurs jeunes enfants dans la rue le 31 octobre.

Les magasins spécialisés en souffrent

Et avec l’annulation des grandes fêtes d’Halloween dans les boîtes de nuit et les bars, beaucoup choisissent de célébrer la soirée à l’intérieur (ou pas du tout). Les entreprises qui comptent sur des ventes élevées à cette période de l’année ressentent le pincement financier.

Chez Oya Costumes, l’Halloween est généralement la période la plus achalandée de l’année. Dernièrement, cependant, les affaires n’ont pas été comme d’habitude.

«Nous espérons une remontée à l’approche du 31, mais nous ressentons le coup», a déclaré Faten Hodroge, propriétaire du magasin de Verdun. «Et ce n’est pas seulement nous. Nous souffrons tous. »

La boutique se remet encore des conséquences d’un été lent qui est traditionnellement rempli de clients à la recherche de costumes élaborés pour des événements majeurs tels que Comic-Con et Osheaga. L’Halloween représentant environ les trois quarts de ses revenus annuels, elle espérait une petite remontée. Mais à mesure que la date approche, ce sentiment d’espoir semble de moins en moins atteignable.

Heureusement, la propriétaire note que ses costumes pour enfants se vendent rapidement, car les parents déguisent toujours leurs enfants pour l’école.

«Mais bien que les affaires pour les enfants aient été aussi fortes que les années précédentes, cela ne compense pas totalement le fait que nos ventes pour les adultes ont baissé de plus de 50%», a-t-elle expliqué.

Oya Costumes n’est pas la seule entreprise à connaître une forte baisse de ses ventes.

«Les magasins comme le mien comptent sur Halloween», a déclaré Marc Choran, propriétaire de la boutique de fête Giggles. «Je n’aurais jamais pensé que la pandémie nous toucherait autant qu’elle l’a fait.»

M. Choran ouvre habituellement quatre boutiques éphémères dans la ville, en plus de son emplacement principal à LaSalle. Mais cette année, il n’en ouvre qu’un seul.

Pendant ce temps, Au Bal Masqué de Lachine se débrouille, ne serait-ce que grâce au soutien des résidents locaux.

«Notre boutique est profondément ancrée dans le quartier», a déclaré la copropriétaire Janie St-Pierre. «Nous sommes ici depuis des années et nous entretenons des liens étroits avec nos clients. Sans eux, je ne sais pas où nous serions.»

À l’approche du grand jour, Mme St-Pierre est convaincue que les gens vont malgré tout célébrer en dépit des restrictions. En fait, beaucoup de ses clients se préparent pour des fêtes costumées virtuelles et des séances photo à domicile.

Les gens sont résilient. Ils trouvent toujours un moyen de tirer le meilleur parti d’une situation.» – Janie St-Pierre, copropriétaire de la boutique Au Bal Masqué.

Selon les dernières données, ceux qui célèbrent Halloween dépensent dans les magasins en moyenne 52$ en costumes, 43$ en décorations et 77$ en assistant à une fête. En 2015, les Canadiens ont dépensé environ 1 milliard de dollars en achats liés à l’Halloween.

Amazon

Pour beaucoup de ces magasins, la pandémie ne fait qu’amplifier la concurrence amorcée par Amazon, où les prix sont souvent moins chers et les articles peuvent être expédiés gratuitement en quelques jours. Alors que de plus en plus de consommateurs se tournent vers les achats en ligne, les petites entreprises comme Oya Costumes ont du mal à suivre.

«Nous avons toujours l’impression que c’est une concurrence déloyale parce que nous ne sommes pas sur un pied d’égalité», a déclaré Mme Hodroge. «C’est comme une fourmi en compétition avec un éléphant.»

La propriétaire souligne que le géant du Web a été «très destructeur» pour son industrie, car il peut se permettre de vendre des produits à des prix inférieurs à leur coût pour empêcher les petites entreprises de prospérer sur le marché.


Formation et emplois

Deux jeunes entrepreneurs veulent sauver Halloween

Alors que la pandémie force l’annulation des activités traditionnelles reliées à la fête d’Halloween, Philippe Larouche et Sara-Jeanne Bouchard, cofondateurs de la crèmerie La Bûche Glacée, lancent une boîte clé en main comprenant tout ce qu’il faut pour organiser une chasse aux bonbons à domicile.

Les créateurs du projet ont été menés par le désir de sauver Halloween en offrant une solution de remplacement sans tracas pour les parents qui veulent permettre à leurs enfants de célébrer leur fête préférée en respectant les mesures sanitaires émises par la Santé publique.

«Halloween a toujours été importante pour nous quand nous étions jeunes et elle l’est tout autant  aujourd’hui, mentionne par voie de communiqué Philippe Larouche, copropriétaire de La Bûche Glacée. Annuler cette fête n’était pas une option pour nous cette année, c’est pourquoi nous avons créé ce concept clé en main afin de satisfaire les dents sucrées qui cherchent une façon sécuritaire de célébrer Halloween!»

La Bûche Glacée propose une solution «clé en main» pour célébrer Halloween à domicile

Son contenu

La boîte «Chasse aux bonbons» comprend une chasse aux trésors de huit énigmes, vingt friandises, deux défis d’Halloween à relever et un guide d’instruction. Et il y a une version facile et une plus difficile afin de l’adapter au niveau de l’enfant. Elle est conçue pour les familles de petites et moyennes tailles; elle permet la participation d’une à quatre personnes âgées de 5 ans et plus.

L’entreprise

La Buche Glacée est une entreprise locale située à Québec. Le bar laitier propose une grande variété de desserts glacés dont certains innovateurs, tels que les Inversés, de la crème glacée molle fourrée de coulis, et les Bûches, de la crème glacée liquide déposée sur une plaque à -20 degrés.

La boîte «Chasse aux bonbons», au coût de 19,50$, est livrée partout au Québec. Offerte sur labucheglacee.ca