Froufrous et paillettes à 5 ans
Il n’y a pas que la Charte des valeurs québécoises qui soulève les passions. Les concours Mini-Miss aussi.
«Verra-t-on bientôt au Québec nos Jasmine, Chloé ou Camille faire une moue coquine pour gagner un concours avant la maternelle? Il semble que oui : l’organisme National Canadian Girl et sa directrice Liz MkCinnon planifient un concours à Laval le 24 novembre prochain. Il faut s’en inquiéter.» C’est en ces mots qu’une poignée de personnalités d’ici, la féministe Léa Clermont-Dion en tête, introduisent leur pétition contre les concours de beauté pour fillettes.
Rapidement, leurs revendications sont devenues virales dans les médias sociaux. À peine 24 heures après sa mise en ligne (au moment même où j’écris ce billet), la pétition avait rallié plus de 6 000 signatures. Êtes-vous d’accord pour que vos petites filles de 4 ou 5 ans «portent le talon haut, arborent le froufrou, [fassent] des sourires mièvres et roulent des prunelles, jouant aux séductrices, déhanchements en prime, sur le catwalk»?
Poser la question, c’est, me semble-t-il, y répondre.