La face cachée des designers
Quand on s’imagine le quotidien d’un créateur de mode, on voit des croquis et des bouts de tissu dans un atelier aux murs tapissés de photos de défilés.
La réalité des designers émergents d’ici est tout autre. Il faut avoir la fibre entrepreneuriale et un très bon sens de l’organisation pour lancer sa propre griffe, témoigne la créatrice de mode Marilyne Baril, qui travaille depuis un peu plus d’un an à son compte. «On fait beaucoup de gestion de production, confirme-t-elle. Finalement, je n’ai pas beaucoup de temps pour la créativité.»
En plus de sa collection de manteaux, Marilyne Baril s’est lancée dans une autre aventure cet automne: la création d’un uniforme pour les animateurs des bibliothèques de la Ville de Montréal. Sa candidature a été sélectionnée parmi trois finalistes après tout un processus d’appel d’offres. «J’aime le défi que représente ce genre de nouveaux projets», explique-t-elle.
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Aux fins de l’exercice, elle propose une veste d’inspiration safari urbain. «Il fallait que ce soit un vêtement pratique, voyant et qui s’adapte à toutes les silhouettes, énumère-t-elle. J’ai pensé à la veste safari, avec des poches cargo et une fermeture éclair, parce que les animateurs partent chaque jour à l’aventure avec leurs livres.»
Les projets de la jeune designer ne s’arrêtent pas là. L’été prochain, elle lancera une collection de robes, Marigold, en complément à ses manteaux, surtout populaires pour l’automne-hiver et le printemps.
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