Petits pots de moins en moins toxiques?
La question de la toxicité en cosmétique est vaste et complexe. Les pressions du public et de certains organismes semblent néanmoins commencer à porter fruit. Aujourd’hui, l’organisme canadien Environmental Defence a publié son classement des cinq plus grandes entreprises cosmétiques au pays selon «leurs politiques sur l’utilisation de produits chimiques, la divulgation des ingrédients de parfum et l’utilisation d’ingrédients reconnus comme étant toxiques pour la santé humaines et l’environnement», lit-on dans le rapport disponible en ligne.
En vertu de cette analyse, Procter & Gamble arrive bonne première, suivie de Johnson & Johnson, Unilever, Estée Lauder et L’Oréal. Évidemment, ça ne veut pas dire que P&G, qui possède notamment les marques grand public Olay et CoverGirl, a complètement éliminé les produits chimiques, mais disons simplement qu’elle est la «moins pire des cinq», ayant d’ailleurs annoncé en septembre qu’elle éliminerait l’an prochain de ses produits de soins personnels le triclosane (antibactérien) et les phtalates. Quant à Estée Lauder et L’Oréal, elles amélioreraient peut-être leur sort si elles rendaient publiques leurs politiques en ce sens…
C’est nécessairement par ce genre d’initiatives que de vrais changements s’opéreront. Réjouissons-nous donc.