Villages de Noël… De tradition à collection
Depuis les premiers villages de Noël, les choses ont changé. Eric Pearse, gérant de produits à la boutique Noël Éternel, raconte l’histoire derrière cette tradition des Fêtes.
Quand les gens ont-ils commencé à s’intéresser aux villages miniatures?
La tradition néo-chrétienne voulait que les gens fabriquent une version miniature de Bethléem, puis la ville où est né Jésus s’est transformé en un village au sens plus large. Durant l’entre-deux guerres, Coca Cola a instauré la première promotion de Noël : les consommateurs obtenaient de petites maisons de carton à assembler.
Comme elles étaient défraîchies après quelques années, on a voulu trouver un matériau plus durable. Ce n’est qu’en 1945, alors que divers matériaux étaient disponibles, que sont apparues de petites maisons semblables à celles qu’on connaît aujourd’hui.
Cette tradition s’adresse à qui?
Tant aux hommes qu’aux femmes. Ces dernières aiment ces villages pour leur côté esthétique, leur décoration et le côté magique. Chez les hommes, ça éveille le côté bricoleur. C’est même devenu une activité familiale, parce que tout le monde peut participer à la mise en place du village. Le but, c’est de créer une petite parcelle magique dans la maison qui nous ramène à ce qu’on a ressenti quand on était tout jeune.
Que trouve-t-on exactement sur le marché?
Il y en a pour tous les goûts. Department 56, le leader mondial dans le domaine, offre plusieurs collections dont les populaires Snow Village, Dickens, Alpine Village ou North Pole. Bien sûr, les gens qui achètent ces ensembles [vendus à l’unité] sont des collectionneurs qui vont investir dans leur collection et qui y voient une certaine valeur. Il existe aussi un autre marché populaire de maisons plus petites, moins détaillées et moins dispendieuses. Cela dit, on n’est pas obligé d’avoir toutes les maisons, tous les commerces et tous les bonhommes… L’idée, c’est de faire de petites vignettes avec quelques éléments.