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L'étoile Gaultier au Musée des beaux-arts de Montréal

Jean Paul Gaultier célèbrera en grand ses 35 ans de carrière à Montréal. «Gaultier est attendu ici comme le pape, et même mieux que le pape!» a souligné à la blague Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Montréal, lorsde l’annonce de l’exposition devant une salle comble de journalistes, la semaine dernière. «Comme le pape Jean-Paul III!» a complété la vedette de la journée, tout sourire comme à son habitude.

La planète mode de Jean Paul Gaultier – De la rue aux étoiles, qui prendra d’assaut l’établissement de la rue Sherbrooke dès la mi-juin, sera la première rétrospective internationale con­sacrée au célèbre couturier français. «Je suis ravi d’être ici, a commencé par dire celui qui a su bousculer avec humour les codes sociaux et esthétiques établis dans le monde de la mode. Cette exposition à Montréal montre le lien qui unit [les Français] et nos petits cousins canadiens qu’on aime beaucoup.»

«Pour moi, entrer au musée ne représente pas la mort, ni quelque chose du passé, mais plutôt l’inverse, a poursuivi le couturier. C’est une nouvelle aventure, comme lorsque je fais une nouvelle collection. Ça m’a fait redécouvrir beaucoup de choses.»

L’exposition
La planète mode de Jean Paul Gaultier – De la rue aux étoiles présentera, par l’intermédiaire de 5 thèmes, plus de 120 pièces du designer, principalement de haute couture, mais aussi de prêt-à-porter, créées entre 1976 et 2010.  Seront exposées autant des pièces réelles que des photos et des vidéos, des extraits de films, des costumes de scène, de concert, de vidéoclip, de spectacle et de danse.

On y trouvera aussi, entre autres, l’ourson en peluche Nana qui servait de cobaye à Gaultier lors de ses premières expériences de style, ainsi que les croquis qui lui ont permis d’entrer à la maison de couture Cardin, où il a fait ses premiers pas dans le monde de la mode.

La plupart des pièces qui seront exposées ne l’ont jamais été auparavant. Toutes plus surprenantes les unes que les autres, elles témoignent des différentes sources d’inspiration du designer avant-gardiste, qui «a saisi très tôt les préoccupations et les enjeux d’une société multiculturelle», selon les organisateurs de l’exposition.

Après Montréal, l’exposition partira en tournée, s’arrêtant au Dallas Museum of Art ainsi qu’au Fine Arts Museums de San Francisco. Un ouvrage réunissant les nombreuses entrevues réalisées pour préparer l’exposition sur Jean Paul Gaultier sera aussi publié.

Gaultier en 5 temps
L’exposition explore les différentes sources d’inspiration de Jean Paul Gaultier à travers 5 grands thèmes :

  • Les Paris de Jean Paul Gaultier

Jean Paul Gaultier a toujours été fasciné par les lumières de Paris et ses femmes. La femme parisienne fut donc une grande inspiration pour lui et il en avait sa propre définition. «Ma Parisienne, c’est la femme qui a une beauté différente, dit-il. C’est une femme élégante qui aime plaire ou séduire. En réalité, ma Parisienne est internationale.»

  • Les métissages

Le couturier offre un voyage autour du monde avec ses créations. Qu’il s’agisse de la Chine, de l’Espagne, de l’Afrique ou des tatouages traditionnels maoris, les sources d’inspiration de Jean Paul Gaultier n’ont pas de frontière. Cette ouverture d’esprit se reflète aussi dans le choix de ses mannequins, qui ont été au fil des années de toutes les couleurs, de toutes les origines, de tous les âges et de toutes les grosseurs.

  • Multi-gender

Jean Paul Gaultier aime bien explorer les côtés féminins de l’homme et les côtés masculins de la femme. Il a donc fait porter des jupes à des hommes et joué avec la mode garçonne pour la femme. Gaultier aime par ailleurs aussi présenter la femme très femme, entre autres avec des pièces comme le corset, dont il a fait plusieurs versions.

  • Eurotrash/Classé X

Le créateur a introduit dans le prêt-à-porter des matières généralement réservées aux sex-shops et au fétichisme, comme le latex, le cuir, les bas résille et les fermetures éclair. Très osée à l’époque, l’utilisation de ces matériaux est maintenant courante dans le monde de la mode.

  • Métropolis

Le futurisme est aussi un courant que Jean Paul Gaultier adore. Il a d’ailleurs habillé la chanteuse Kylie Minogue en combinaison métallique en 2009 et Arielle Dombasle en bustier du futur.

La planète mode de Jean Paul Gaultier – De la rue aux étoiles

Du 17 juin au 2 octobre 2011
Musée des beaux-arts de Montréal

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