Soutenez

Des portes faites par des designers d’ici

Photo: Collaboration spéciale

Une compagnie d’ici spécialisée dans le domaine des portes et fenêtres s’est associée à cinq designers de chez nous. Résultat : une collection de portes à vitraux griffées pensée et fabriquée à Montréal.

Longtemps négligé, l’habillage extérieur de la maison redore son blason grâce à la vision du Montréalais Nicolas Barazin, qui a repris les rênes de l’entreprise familiale Vitre-Art en 2003. «Le défi est de créer des vitraux sans nécessairement tomber dans le victorien, souligne-t-il. Et dans ce domaine, j’ai vite compris qu’il fallait faire appel à des designers.»

Le designer multidisciplinaire Jean-Claude Poitras s’est ainsi joint à l’équipe il y a six ans. Et pour les 25 ans de la compagnie, M. Barazin a frappé un grand coup : faire appel à la créativité de quatre autres designers. La collection 2013, lancée au Salon de l’habitation la semaine dernière, comprend donc des créations de Denis Gagnon, Yves Jean Lacasse, Martin Lim et UNTTLD.

«Quand on m’a proposé le projet, je me suis promené dans la ville en observant les portes et les fenêtres d’un nouvel œil», raconte Yves Jean Lacasse, de la griffe Envers.

Pour Jean-Claude Poitras, «on peut jouer avec les textures du verre de la même manière qu’on le ferait avec différents types de tissus». Les modèles qu’il propose cette année demeurent «épurés, certains plus avant-gardistes et d’autres inspirés du courant japonisant qui [l]’influence depuis longtemps».

D’ailleurs, on reconnaît bien la signature de chaque designer à travers ses vitraux : les concepts géométriques élaborés de Martin Lim, l’allure rock de Denis Gagnon et les influences urbaines d’UNTTLD, par exemple.

Des portes écolos
On répète inlassablement les mêmes thèmes : achat local, recyclage, design durable… C’est dans l’air du temps, mais aussi dans la philosophie de Vitre-Art, qui «résiste à l’appel de l’Asie», témoigne le président Nicolas Barazin. L’entreprise fabrique tous ses produits à Montréal, «et ce n’est pas un hasard si nous avons choisi des créateurs québécois», ajoute-t-il.

De plus, précise M. Barazin, la technique privilégiée par l’entreprise – le vitrail non soudé – serait plus durable et plus écologique, puisque les matériaux sont recyclables à 100 %, selon lui.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.