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Où est passée la qualité?

Nos achats sont associés à la satisfaction de besoins immédiats et fonctionnels. Les ni­veaux de consommation croissants de notre société du jetable déprécient la valeur de la qualité. Bref, notre mentalité se soucie d’aujourd’hui plutôt que de demain.

Les méthodes modernes de production de meubles et d’articles de la vie quotidienne ne facilitent pas les choses. On aurait pu penser que la qualité serait meilleure grâce à un système de production mécanisé, mais, globalement, la détérioration de la qualité a pris un autre visage: la réduction de la durabilité et l’atténuation du sentiment d’attachement nostalgique aux objets. Cet attachement est vital à la relation affective qu’un propriétaire entretient avec sa demeure et son contenu.

Nouvelles méthodes
Les méthodes de production et les matériaux ont changé. Les entreprises utilisent des composites synthétiques parce qu’elles connaissent la sensibilité  des consommateurs au prix.
L’inspection minutieuse d’un bureau montre que les composantes extérieures ne sont pas en bois. Il est clair que l’évolution des pratiques aide à préserver les forêts, mais elle diminue la valeur de nombreux produits.

Étonnamment, il en va de même pour les meubles coûteux. Les parements sont peut-être plus chers (teck ou acajou), mais le travail d’artisan est inexistant. Les consommateurs ont rarement leur mot à dire, puisque les meubles traditionnels et bien construits sont difficiles à trouver.

Inspiration :?Ikea  
Les meubles prêts à monter constituent un segment qui s’est beaucoup développé. L’idée? Écono­miser par l’auto-assemblage. Les stratégies de marketing sont axées sur le rapport qualité-prix, à cause de la réticence à payer davantage pour obtenir de la qualité ou des notions modernes d’élimination après usage. Per­sonne ne s’attend à utiliser à long terme un article bon marché.

Quant à l’invention des techniques de placage, elle a introduit le concept des faux parements de bois, le prix des parquets à lames de chêne ou d’érable étant prohibitif. En effet, le coût des matériaux et de la main-d’Å“uvre les rend inaccessibles à l’acheteur moyen.

Le paradoxe du vintage
Paradoxa­le­ment, notre engouement pour les objets à l’ancienne augmente. La prolifération des boutiques d’antiquités illustre bien cette nostalgie grandissante qui cache, cependant, le désir d’acheter une tranche d’histoire.

Une armoire léguée par grand-maman est bien plus qu’un espace de rangement. Elle fait partie du patrimoine familial que nous espérons transmettre un jour à nos petits-enfants. Préférer la qualité au prix ne revient pas qu’à investir dans un article bien conçu. C’est le reflet d’un engagement à l’égard de l’avenir

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