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Fumeurs: prêts à relever le défi?

Photo: Métro

Depuis maintenant 16 ans, le Défi J’arrête, j’y gagne! connaît un grand succès auprès des Québécois.

Cesser de fumer est une grande initiative, mais grâce au Défi, 70 000 personnes sont maintenant d’anciens fumeurs. Selon Statistique Canada, plus de 20% des Québécois fument, et 60% souhaitent écraser pour de bon.

La pétillante Dre Christiane Laberge, porte-parole du Défi, est emballée par son engagement. «Arrêter de fumer est une grande décision. Sûrement une des plus grandes qu’on prend pour sa santé. Je le vois comme une démarche qu’on entame pour soi.» Il faut en moyenne six tentatives avant de réussir à arrêter. Il faut donc être patient, persévérant et décidé. «Quand on souhaite en finir avec la cigarette, il faut faire attention au contrôle. En voulant tout contrôler, on devient passif, on s’enlève du pouvoir.» On doit plutôt se dire: «Il faut que je devienne libre, il faut que je m’affranchisse, que je me libère.» Une dame que je vois à mon bureau, ancienne fumeuse, garde dans son sac à main une cigarette dans une éprouvette. Elle me dit toujours: «Quand j’ai le goût de fumer, j’ai le pouvoir de la fumer!» Elle sort alors son éprouvette, regarde sa cigarette et lui dit: «Ma maudite, tu ne m’auras pas, c’est moi qui gagne, pas toi!» Donc, c’est elle qui a le pouvoir.»

Pourquoi?
Comme pour toute décision que l’on prend, il faut être prêt, la pensée magique n’existe pas. La Dre Laberge constate que certains fumeurs vivant des périodes de dépression, de troubles d’anxiété ou même un trouble de déficit de l’attention, vont fumer pour se sentir mieux. Dans ces situations, il faut d’abord traiter le «trouble» avant de traiter la cigarette. «Il est primordial de découvrir pourquoi on fume. Si on a une cheville enflée, on peut utiliser une béquille, mais il faut aussi régler le «bobo interne», soit avec un physio, de la glace, du repos, et une béquille pour faciliter la marche. En comprenant d’abord quel type de fumeur on est, on peut plus facilement adopter une démarche de cessation.»

La motivation
Il n’y a rien comme la motivation et la projection dans l’avenir pour faciliter la réussite. «C’est simple, la motivation, c’est l’anticipation du plaisir. On peut, par exemple, se dire: «Je me sentirai mieux physiquement, je ferai un beau voyage avec les sous que j’aurai économisé, je serai en meilleur santé.» La motivation est aussi dans la solidarité, une autre des forces du Défi. Les outils de soutien gratuits deviennent des alliés précieux pour les participants. Grâce aux courriels d’encouragement, la ligne d’écoute et la page Facebook – où plus de 15 000 personnes échangent et s’informent – on se sent moins seul.» La Dre Laberge ajoute: «Saviez-vous que la moitié des ex-fumeurs ont franchi le pas avec des timbres (ou autres), et l’autre moitié, avec la solidarité? Si quelqu’un près de vous veut cesser de fumer, votre soutien et votre présence sont tout aussi importants!»

Elle suggère aussi une application gratuite pour téléphones intelligents: RespiRelax. Apprendre à mieux respirer, ça aussi, c’est un pas vers la réussite. J’ai essayé cette application: pas facile au départ, mais ça fait un grand bien. Finalement, la Dre Laberge espère que les fumeurs seront nombreux à accepter son invitation à participer au Défi cette année!

Le Défi J’arrête, j’y gagne!
Du 1er mars au 11 avril 2015.
Les inscriptions se font au defitabac.ca.

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