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La force cachée des insectes

Photo: Métro

Ancienne championne de triathlon, Marie-Loup Tremblay a toujours cherché à bien se nourrir. En voyageant en Asie et en Amérique latine, elle a découvert… les insectes.

Là-bas, manger des insectes fait partie des coutumes. Les gens connaissent leur apport nutritif. À la suite d’une blessure, Marie-Loup s’est intéressée aux petites bêtes. Elle a alors commencé à lire sur elles et à les ajouter à son menu. En 2013, elle s’est lancée en affaires et est devenue présidente et fondatrice de uKa Protéine.

Même si les insectes n’ont pas nécessairement la cote, c’est une industrie en plein essor: «ll n’y a même pas un an, on ne retrouvait qu’une ou 2 entreprises qui les valorisaient, et maintenant, elles sont 16 à le faire. Et pourquoi en manger? La réponse est simple. En 2030, on n’aura tout simplement pas le choix. Les insectes sont un aliment durable: ils ne nécessitent pas une grande consommation d’eau, ni un immense espace, et on ne risque pas d’en manquer.» De plus, il est impossible de se retrouver avec un problème de maladie génétique liée à l’humain puisqu’ils sont trop loin de nous. Ça nous offre donc sécurité alimentaire, tant pour le développement de notre jeunesse que pour la conservation de notre eau. C’est un aliment qu’on mange pour ses saveurs, mais aussi parce qu’on veut être responsable de son environnement, tout en s’alimentant sainement.

Sur le site de uKa Protéine, on peut faire l’achat d’insectes déshydratés «prêts à manger». Marie-Loup les utilise aussi en les mélangeant avec d’autres ingrédients pour préparer des collations santé. «Je propose une barre de collation riche en protéines, c’est-à-dire qui en contient environ 10 g, avec un haut niveau de fer et de complexe B, donc ce n’est pas gras et c’est soutenant.»

Psychologique?
On peut voir des insectes entiers dans les barres.

Mme Tremblay a dû se rendre à l’évidence: les gens n’aiment pas voir la bibitte. Après de nombreuses recherches, elle a trouvé des insectes en poudre avec toutes leurs propriétés, dont des oméga-3 et 6. Elle sourit: «C’est très, très psychologique parce que, dans mes nouvelles barres, il y en aura encore plus que dans les autres!» Elle espère retrouver bientôt ses produits dans les marchés d’aliments santé ou de sport. «Mes barres sont sans arachide, sans lait, sans gluten, sans œuf, sans OGM, et elles sont crues. Elles répondent donc au régime des paléos, des végétaliens, des végétariens et des céliaques.»

Le goût des insectes ressemble énormément à celui des noix crues. «La graine de tournesol crue est ce qui se rapproche le plus des deux insectes que j’utilise, les grillons et les ténébrions meuniers. Ce qui est merveilleux, c’est qu’il y a autant de goûts d’insectes qu’il y en a de types, et on parle d’à peu près 1900 sortes différentes. Une panoplie de goûts et de saveurs!» Est-ce que ça veut dire qu’on pourra un jour manger un petit bol de grillons au barbecue ou au tamari? «Mon conjoint est Mexicain, et là-bas, les sauterelles sont mangées comme des arachides. Les insectes sont appréciés à l’apéro!»

ukaprotéine.com

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