Le Botswana, le secret le mieux gardé de l’Afrique australe
Entre une nature sauvage généreuse et la gentillesse authentique de son peuple, entre le monde aquatique du delta de l’Okavango et les déserts grillés par le sel, le Botswana est un fascinant paradoxe.
Avec 40% de son territoire dédié aux parcs nationaux et aux réserves naturelles, voici un pays préservé qui joue la carte d’un écotourisme de qualité.
Les sites incontournables
Le delta de l’Okavango
Dans le delta de l’Okavango, la Penhandle orientale forme un enchevêtrement de rivières, de lacs, d’îles et de surfaces boisées qui mérite bien le titre de plus grand paradis naturel au monde. Ici, la faune est d’une richesse infinie: elle compte des éléphants, des rhinocéros, des zèbres, des buffles, des gnous, des girafes, des koudous et des hippotragues noirs (grandes antilopes), entre autres. On découvre le delta en «mokoro», pirogue en bois ou en aluminium. Ce moyen de transport traditionnel est idéal pour observer les crocodiles, les hippopotames, les milliers d’oiseaux et une flore luxuriante composée de papyrus et de nénuphars.
La réserve de Moremi
Moremi est la plus ancienne réserve naturelle du Botswana. Elle présente des paysages contrastés, constitués de savanes, de forêts, de plaines inondées et de lagons. Elle est renommée pour abriter la plus grande concentration animale de tout le delta (léopards, lions, chacals, lycaons, servals, éléphants, etc.).
Le parc national de Chobe ou l’eldorado des éléphants
Le parc national de Chobe est réputé pour être l’eldorado des éléphants. Près de 60 000 d’entre eux y vivent en effet, ce qui constitue la plus importante population homogène de cette espèce dans le monde. Le parc est aussi un refuge pour les buffles, les hippopotames et les antilopes. Et, avec plus de 440 espèces d’oiseaux, c’est encore une destination incontournable pour les ornithologues.
Tsodilo, un livre ouvert
Ce site, surnommé le Louvre du désert, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il est constitué de quatre formations rocheuses. Situé à la bordure nord-ouest du Kalahari, il compte 4 000 peintures et dessins rupestres.
Les déserts salins
Il y a 200 000 ans, les Makgadikgadi Pans, des cuvettes de sel éclatantes de blancheur, étaient recouvertes par un des plus grands lacs d’Afrique, qui s’est peu à peu asséchée. On y voit, à l’endroit où se trouvaient les anciens rivages, des vestiges archéologiques d’un peuplement très ancien. À voir absolument: Kubu Island et le baobab de Chapman, découvert par David Livingstone.
La réserve du Kalahari Central
Ce site exceptionnel, qui offre 53 000 km2 de savane et de paysages semi-désertiques, est un des cinq plus grands sites naturels protégés du monde. Avec ses immensités peuplées de fauves et ses couchers de soleil sublimes, le Kalahari est une terre d’aventures comme on n’en trouve nulle part ailleurs. Avant de s’y aventurer, il faut faire des réserves et louer un véhicule 4 x 4 muni d’un GPS. Bref, il faut penser à tout!
À savoir avant de partir
- La meilleure période. D’avril à septembre.
- Quelques précautions. Recevoir un traitement antipaludéen, se protéger du soleil (chapeau) et de la réverbération du soleil sur les étendues de sel (lunettes de soleil).
- N’oubliez pas d’emporter. Des jumelles pour l’observation des animaux et de bonnes chaussures pour les safaris à pied.