Les fusions suscitent des craintes
« Rien n’a changé, l’inquiétude des syndicats n’est pas fondée », affirme Estelle Zehler, responsable des communications au CSSS Ahuntsic-Montréal-Nord. « Une personne travaille pour les deux CSSS dans le cadre d’une entente de service parce qu’il y avait un poste vacant à combler. Le temps de chercher une autre personne, on a pris une entente temporaire », précise-t-elle.
« Il y a trois semaines, nous avons conclu une entente pour un service partagé. C’est pour remplacer notre chef des approvisionnements qui a quitté son emploi », indique Louise Mercier, directrice des communications au CSSS Bordeaux-Cartierville–Saint-Laurent.
Dans les deux structures, on précise que le comité est toujours au travail avant de rendre ses conclusions aux Conseils d’administration des deux CSSS, en janvier.
« Des ententes de ce genre sont courantes depuis deux ou trois ans », souligne Mme Mercier. « Probablement que l’éventualité de la fusion a suscité des inquiétudes, mais l’analyse est loin d’être finie », relève M. Zehler.
L’alarme tirée par les syndicats intervient au moment où le ministère de la Santé évoque de plus en plus les fusions comme solution à la réduction des dépenses tout en indiquant que cela doit se faire de manière volontaire. « Nous avons dit qu’il valait mieux évaluer les plus-values pour les citoyens que de nous faire imposer dans deux ou trois ans une fusion et devoir suivre des lignes strictes », rappelle Mme Zehler.
Nos appels pour connaître le point de vue des représentants syndicaux n’ont pas été retournés.
Le comité d’évaluation mis en place est composé de 8 personnes, 4 de chaque CSSS, membres des deux CA, dont les directeurs des deux établissements de santé.
Les deux CSSS desservent une population globale de plus de 320 000 personnes.