Plus de trois millions de dollars déjà dans les caisses
Pour cette première campagne majeure de financement, lancée le 13 février, à la salle de réception du complexe funéraire Magnus Poirier, une part importante du chemin, jusqu’au cinq millions, a été parcourue. On a appris que la Fondation du CSSS A-MN a déjà amassé 3 240 390 $, en œuvrant discrètement depuis quatre ans.
La fondation a pu convaincre des donateurs majeurs comme la Caisse populaire Desjardins du Sault-au-Récollet, les complexes funéraires Magnus Poirier et le groupe Maurice, propriétaire des Jardins Millen.
« En fait, notre organisme existe depuis neuf ans. Il est né de la fusion des fondations des trois établissements qui ont constitué le CSSS A-MN », explique Édouard Gervais, responsable de la campagne majeure de financement. Ce parcours historique explique probablement comment trois quart de l’objectif fixé a été atteint relativement facilement.
Des projets importants
Selon la présentation faite par sa directrice générale, Agnes Boussion, le CSSSA-MN projette quatre grands chantiers.
Le plus important est assurément l’agrandissement et la modernisation de l’urgence de l’hôpital Fleury. Ce service traite 38000 personnes chaque année. Les travaux prévus serviront à favoriser l’intimité des patients et aménager un environnement adapté à leurs besoins.
Plus modeste, mais tout aussi urgent, le réaménagement des quatre centres d’hébergement et des deux CLSC dépendants du CSSS A-MN. Pour cela, il est prévu l’agencement des aires communes et l’achat de nouveaux mobiliers.
On prévoit aussi développer les télésoins. Cela réduira, selon l’oratrice, l’occupation des lits dans les hôpitaux et facilitera le maintien des malades chroniques à leurs domiciles.
La formation du personnel et la promotion des saines habitudes de vie au sein des établissements de santé est le dernier volet cité par Mme Boussion.
Bien entendu, la fondation ne pourra à elle seule financer ces projets importants. « Avec une telle démarche on s’attend à ce que le gouvernement mette lui aussi l’épaule à la roue », espère M. Gervais.
Il promet aussi qu’au-delà des cinq ans, la fondation ne s’arrêtera pas à cela. Dans l’immédiat il annonce des événements de financement organisés prochainement, « on demandera aussi aux Ahuntsicois de contribuer à cette œuvre, chacun selon ses moyens », conclut-il.