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Sarah chante Barbara

Le 8 novembre au Rendez-vous du thé sur la promenade Fleury, la jeune chanteuse Sarah interprètera les chansons de Barbara, dans un récital en quatre actes nommé Je sais pas dire je t’aime. Rencontre avec l’interprète qui refuse de considérer la chanson à texte comme un style périmé.

« J’ai baigné toute ma vie dans la chanson française, dans Barbara il va sans dire, mais c’est à partir de ma démarche d’auteure-compositeure que j’y suis revenu. Pour quelqu’un qui s’accompagne seule au piano, qui chante et compose, Barbara est une incontournable », raconte Sarah qui s’est mise à l’écriture de chansons il y a à peine un an et demi. « J’ai préparé le spectacle Barbara en janvier et je l’ai présenté sur scène pour la première fois, six mois plus tard, en juin. »

Je ne sais pas dire je t’aime est un récital en quatre actes où Sarah présente une lecture très personnelle du répertoire de Barbara. La « dame qui chante », qui s’est donnée tout entière pendant plus de 40 ans, au grand amour de sa vie, son public. De « Je ne sais pas dire je t’aime » à « Ma plus belle histoire d’amour », on suit un personnage tantôt amante déçue, tantôt reine de la nuit, qui parle de ses douleurs avec pudeur et ironie.

Sarah est convaincue que la chanson dite « à texte » n’est pas une forme périmée et qu’elle a toute sa place pour exprimer les doutes et les espoirs de notre société. D’ailleurs, l’actualité de Barbara ne fait aucun doute, et ce, même aujourd’hui: « Ses chansons parlent encore de nous. Chacun peut se retrouver dans l’histoire d’une femme qui chante », indique-t-elle. Par un travail d’interprétation réfléchi, sans jamais tomber dans l’imitation, Sarah tente de faire revivre les mots de Barbara en se mettant en danger à chaque représentation.

« Le Rendez-vous du thé est un bon endroit pour jouer, note Sarah, mais le défi quand on fait de l’interprétation c’est que les gens s’intéressent à la démarche de l’interprète, à son caractère, et non seulement à la personne dont on fait l’hommage. ».

Le respect des mots

« Avec Barbara, on peut dire que j’ai vraiment appris à chanter au piano ce qui est extrêmement difficile. On a rien pour se défendre du regard des gens et en plus, on est assis », commente la chanteuse référant à la vulnérabilité qu’impose la posture du pianiste. C’est aussi avec le spectacle hommage à la grande chanteuse française que Sarah confirme sa passion pour l’écriture et la composition, elle commente d’ailleurs: « En création, on se nourrit toujours de nos influences, ce n’est pas vrai que l’on créé à partir de rien ».

J’écrivais des textes, jusqu’au jour où je me rende compte que ce que j’écrivais n’étaient pas des poèmes, mais des paroles de chansons. Ils n’étaient pas faits pour être lus, mais bien plus pour être chantés. C’est à ce moment que la musique est revenue dans ma vie, moi qui l’avait laissé de côté », commente Sarah. « Les textes que j’ai transformés en chansons en 2010 avaient été écris l’an précédent et j’ai chanté ces pièces pour la première fois devant public à la fin de cette même année. »

Lorsqu’on questionne l’auteure-compositeure-interprète sur son écriture elle répond humblement: « J’ai trop le respect et la peur des mots pour écrire mes textes comme ils viennent. On ne demande pas à quelqu’un qui ne connait rien au piano de s’y installer et de composer comme ça vient, alors c’est pareil pour les mots, c’est le même travail de maîtrise qu’il faut apprivoiser », conclut-elle.

Sarah chante Barbara le 8 novembre au Rendez-vous du thé en formule souper-spectacle au coût de 39,95 $ par personne ou pour le spectacle uniquement au coût de 15 $.

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