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Carrément rose ou la mobilisation créatrice

Le cancer du sein mobilise plus de 450 élèves. Carrément rose est un mouvement créatif et social lancé par deux professeures de 3e secondaire du Collège Regina Assumpta. L’initiative, qui se terminera en juin, amorce son dernier droit. Le Courrier a rencontré la directrice artistique du projet et deux élèves impliqués.

En intégrant des personnalités publiques, des professionnels du Centre du sein de l’Hôpital général juif de Montréal et les parents des élèves participants, l’initiative lancée par Nathalie Claude touche aujourd’hui plus de 1000 personnes.

«Depuis qu’on a lancé Carrément rose, ça n’a pas cessé de grossir depuis. C’est tellement gros que c’est aujourd’hui devenu ingérable», s’exclame la professeure. Ce mouvement créatif a permis de récolter jusqu’ici quelque 80 000$. «Mais Carrément rose n’est pas qu’une tirelire», précise l’enseignante d’art plastique. C’est avant tout un mouvement participatif qui se métamorphose au gré des idées de tous les élèves.

Benjamin Rivard est l’un de ces jeunes qui s’impliquent cette année à titre d’ambassadeur pour Carrément rose. «Mon rôle est de faire connaître le cancer du sein. J’ai passé une journée au Centre du sein avec une infirmière clinicienne, j’ai assisté à des biopsies et des mammographies. J’ai tout appris quels étaient les différents stades et les traitements», raconte-t-il. Benjamin a ensuite prononcé une conférence sur le sujet, tentant d’expliquer comment on peut vivre avec cette maladie qui touche une femme sur neuf.

Pour sa collègue Ana Nicolae, porte-parole de la cohorte de 3e secondaire, l’expérience est unique puisque tout le monde a des idées pour s’impliquer. «On a des équipes de sports qui organisent des levées de fonds et des artistes qui se prêtent au jeu aussi. Étant donné que c’est la dernière année, on cherche à avoir de l’impact sur la cause et faire connaître au plus grand nombre ce qu’on fait», explique-t-elle fébrile.

Un court métrage pour le dernier droit

Pour terminer en beauté, un court-métrage sera tourné dans les locaux du collège Regina Assumpta par la réalisatrice Sophie Deraspe avec la comédienne Marianne Fortier. Le film sera présenté lors de l’activité de clôture, en juin. Dans le but de faire mousser l’engouement pour cette courte production, un reportage making of sera monté par la journaliste Catherine Beauchamp.

«Toutes ces personnalités se sont impliquées grâce à du bouche-à-oreilles. Nous ne les avons pas contactées, précise Nathalie Claude. C’est ça Carrément rose, une initiative de réseautage autour de laquelle plusieurs personnes gravitent.»

Lorsqu’on fait remarquer que 2012 a été l’année des carrés ‒ les carrés rouges du Printemps érables en tête ‒ Nathalie Claude répond: «C’est notre façon de nous démarquer des campagnes qui affichent le ruban rose que tout le monde connaît, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons», résume-t-elle.

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