La guerre aux nids-de-poule
«Ici à l’arrondissement, nous avons élaboré un projet-pilote pour la réparation des nids-de-poule et avons investi dans l’achat d’une microplaneuse. Cette machine permet de refaire une portion importante d’une rue et d’en éliminer les fissures de façon durable. C’est du moins beaucoup plus durable que de boucher les trous», indique Mme Thuillier.
Ahuntsic-Cartierville est le seul arrondissement à s’être doté de tel équipement pour réparer les rues de son réseau local. Bien qu’il soit encore trop tôt pour procéder à des travaux de microplanage, la mise à niveau du réseau local ahuntsicois reprendra dès que la température le permettra.
C’est pour la réfection du réseau artériel – prise en charge par la ville centre – que la lutte aux nids-de-poule se complique. Ce réseau touche les grands axes routiers de l’arrondissement, comme la rue Saint-Hubert ou le boulevard Henri-Bourassa. «Nous étions allés en appel d’offres pour réparer un tronçon de la rue Sauvé, entre Saint-Laurent et Saint-Charles, la Société de Transports de Montréal le réclamait», se souvient Mme Thuillier. Le contrat a toutefois été annulé en octobre dernier, alors que le gouvernement péquiste s’affairait à corriger les failles dans la Loi 35 sur l’attribution de contrats.
La conseillère d’Ahuntsic a d’ailleurs questionné le mode opérationnel de la ville dans ce dossier. «La commission des contrats a recommandé à la ville centre de mener elle-même les travaux de réfection avec sa propre machinerie. Ça serait plus facile ensuite de faire une évaluation précise des travaux.»
Mme Thuillier signale qu’il existe actuellement deux méthodes utilisées par la ville centre dans sa stratégie de lutte aux nids-de-poule. «En laboratoire, ces techniques sont équivalentes, mais le sont-elles vraiment lorsqu’exposées à l’hiver québécois? a-t-elle questionné. Un suivi de la Ville sur ses propres travaux permettrait de déterminer laquelle de ces deux méthodes est la plus efficace.»
Un climat propice aux nids-de-poule
L’hiver québécois est propice à l’apparition de nids-de-poule. Lorsque de l’eau qui s’accumule dans les fissures de l’asphalte gèle, la glace qui est plus dense que l’eau fait craquer davantage le pavé, causant trous et effritement.
«On ne peut pas éliminer définitivement ce problème, mais en luttant contre les fissures dans nos rues, avec notre microplaneuse, on améliore la durabilité de notre réseau tout en prévenant les nids-de-poule», conclut l’élue de Projet Montréal.