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Capitaine Sirop à la rescousse

Fabien Jean-Simon - TC Media
L’an prochain, l’érablière urbaine fêtera ses dix ans à Montréal. Organisé d’abord dans le quartier Saint-Laurent, puis, depuis cinq ans, également dans Rosemont, voilà qu’Ahuntsic aura aussi sa journée consacrée au sirop d’érable, le 16 mars, au parc Tolhurst. Une initiative du regroupement des marchands de Fleury Ouest.

L’érablière urbaine, c’est un projet citoyen et éducatif lancé par Mario Bonenfant, mieux connu sous le nom de Capitaine Sirop. «Ce n’est pas un organisme, c’est plutôt les organismes qui s’approprient l’événement et le personnalisent, explique le Capitaine, tentant de décrire l’érablière urbaine. Ici dans Ahuntsic, ce sont des commerçants qui chapeautent cette journée, c’est génial, c’est une première.» À Saint-Laurent et dans Rosemont, le Capitaine entaille des érables en milieu urbain avant de faire bouillir l’eau devant les yeux de jeunes et moins jeunes.

«Le but c’est de faire ça authentique, d’utiliser l’eau qui coule dans les arbres de notre quartier. Ça crée une synergie entre les résidents et leur milieu», commente le Capitaine qui ne se déplace jamais sans son évaporateur. Et arrive-t-il à récolter suffisamment d’eau d’érable pour produire le précieux sirop? «J’entaille les arbres à deux chaudières. Je calcule qu’une chaudière de sept litres se remplis trop fois dans la saison, ce qui donne 21 litres. Pour faire du sirop, c’est un ratio de 40 pour 1, c’est donc dire que chaque chaudière donne une conserve de 500 ml par saison, donc deux par arbres», explique Mario Bonenfant.

 Bien que le Capitaine n’ait pas obtenu l’autorisation d’entailler les deux érables argentés du parc Tolhurst, il promet de produire un sirop authentique avec l’eau récolté en surplus lors des autres activités. Une chose est sûre, c’est que les Ahuntsicois ne s’ennuieront pas lors de cette journée sucrée, parole de Capitaine Sirop.

Transmettre nos traditions

Pour lui Mario Bonenfant, l’érablière urbaine permet une «transmission des coutumes et du savoir d’antan» aux plus jeunes générations. «Je suis cinéaste et pour moi, la transmission de la culture est d’une grande importance. Je viens d’un village de l’autre côté de Trois-Rivières et là-bas, enfant, j’ai appris de mon grand-père comment le sirop d’érable était produit. Arrivé à Montréal il y a quelques années, je me suis rendu compte que si je ne transmettais pas ce que je savais à mes enfants, tout ce savoir se perdrait. J’ai commencé par en parler autour de la maison, puis dans une école, et maintenant ici, au parc Molson. Il faut partager nos coutumes avec le plus de monde possible et c’est ce que je veux voir dans les prochaines années; de plus en plus d’activités reliées à l’érable partout à Montréal », laisse savoir M. Bonenfant.

L’érablière urbaine du 16 mars se déroulera de midi à 17h et est réalisée en collaboration avec les commerçants de Fleury Ouest.

Avec Philippe Beauchemin

 

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