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Référendum 1995 – Jean Campeau: «ce qui est passé est passé»

Le 30 octobre 1995, le Québec a tenu un deuxième référendum sur son indépendance. La date demeure un souvenir indélébile de notre mémoire collective. Si la province a ultimement choisi de demeurer au sein de la fédération, familles, quartiers et communautés se sont déchirés entre les camps du Oui et du Non. Vingt ans plus tard, TC Media a demandé à certains élus montréalais de nous raconter, de leur point de vue, cette journée marquante et de nous parler de l’héritage référendaire.

Jean Campeau, qui a été co-président de la commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, désignée souvent par la Commission Bélanger-Campeau, était député de Crémazie et ministre dans le gouvernement Parizeau. Il réside toujours dans l’arrondissement.

En tant qu’élu provincial il avait pris les commandes du comité de Crémazie pour la campagne du «Oui» au référendum.

À 84 ans, M. Campeau avoue ne plus parler plus de cette période publiquement. En dehors de discussions qu’il pourrait avoir avec des amis, il ne fait aucune intervention publique à ce sujet. C’est après une sollicitation insistante qu’il a accepté de répondre à quelques questions de Courrier. «Je n’ai pas de regret, dit-il. Je suis demeuré indépendantiste et j’ai continué ensuite de travailler pour le Parti québécois.»

S’il confie qu’il a toujours été souverainiste, il reconnaît qu’il n’est devenu indépendantiste qu’une fois qu’il a co-présidé la commission Bélanger-Campeau. «J’ai pris conscience de la nécessité de l’indépendance en participant à cette commission, raconte-t-il. J’ai compris que le Québec était viable économiquement», assure l’ancien ministre des finances.

Pour rappel la commission sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec, appelée Commission Bélanger-Campeau, fut établie par l’Assemblée nationale du Québec à l’initiative du premier ministre Robert Bourassa, après l’échec de l’accord du lac Meech. Cette commission devait «étudier et d’analyser le statut politique et constitutionnel du Québec et de formuler, à cet égard, des recommandations» à l’Assemblée nationale.

Malgré la victoire du «non», M. Campeau n’a pas renié ses convictions politiques et il a continué à aider le mouvement indépendantiste au Québec. «Quand vous faite de la politique, vous vous faites des amis et vous ne pouvez pas les laisser tomber, quand ils ont besoin de vous», concède-t-il. Aujourd’hui, il considère que c’est une page d’histoire qui a été écrite lors du référendum de 1995. «Ce qui s’est passé, est passé», lâche-t-il.

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