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Un joueur des Alouettes parle du décrochage à la Beurling Academy

À la fin de sa conférence, les élèves de la Beurling Academy ont fait la file pour avoir une photo avec Jean-Gabriel Poulin. Les jeunes profitent souvent de ce moment pour discuter de manière plus personnelle. Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine Desautels

Le joueur défensif Jean-Gabriel Poulin des Alouettes de Montréal a récemment visité la Beurling Academy pour sensibiliser les élèves au décrochage scolaire. Dans le cadre du programme Ensemble à l’école, l’athlète a raconté son histoire entre autres pour les inviter à sortir de leur zone de confort.

En se promenant d’écoles en école, il trouve que cela donne un sens à sa carrière.  «Je me disais que je pourrais faire quelque chose de plus pour avoir un impact», explique le numéro 49.

Lorsqu’il a eu l’opportunité de s’impliquer auprès des jeunes, le secondeur de ligne n’a pas hésité. «C’est la raison pour laquelle je joue au football, parce que je suis capable de les aider», se rappelle-t-il.

Les élèves de secondaire 1 à 5 avaient de nombreuses questions pour l’athlète. Notamment curieux de savoir comment il a perdu sa dent, Poulin a raconté qu’un coéquipier l’a frappé accidentellement en se relevant trop enthousiaste de son jeu pendant une pratique.

Un jeune a aussi demandé comment il peut continuer à travailler en étant épuisé. Le cerveau envoie un sentiment d’épuisement bien avant que le corps ne soit plus capable, selon Poulin. «En réalité, vous avez encore beaucoup de carburant pour continuer à avancer», dit-il.

S’améliorer

Jean-Gabriel Poulin, comme les autres joueurs des Alouettes qui participent au programme lancé en 1998, doit suivre une formation auprès de spécialistes du mentorat afin d’être outillé pour aider les jeunes.

Dans son discours, l’imposant joueur les encourage à ne pas rester dans des situations confortables et faciles. «Il faut se mettre dans des positions d’adversité pour grandir et s’améliorer», souligne-t-il, donnant l’exemple de cette conférence qu’il donne entièrement en anglais pour la première fois. Je n’étais pas obligé de faire ça, mais j’ai décidé de le faire pour devenir meilleur.»

Jean-Gabriel Poulin encourage aussi les jeunes à aller chercher du soutien. «Vous êtes entouré de personnes qui sont formées pour vous aider à l’école. N’ayez pas peur de demander», conseille-t-il.

L’athlète, qui visite environ une dizaine d’écoles par année, compte continuer à s’investir dans le programme qui a pour but d’appuyer les élèves du secondaire de la province aussi longtemps qu’il jouera pour les Alouettes. Cette année, les joueurs de l’équipe rejoindront au total plus de 15 000 jeunes.

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